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Poèmes d'amour
O to qui jettes un beau regard à travers les fenêtres, vierge par la téte, femme par en bas.
LERE
J'abandonne à la vérité la lumière très belle du soleil, ensuite les astres brillants et le visage de la lune, et aussi les concombres de la saison et les pommes et Les poires.
Je quitte en gémissant la lumière très belle Du soleil, et la grotte où l’azur vient pleuvoir, Les prés où la cigale attend la sauterelle,
Les pipeaux de l’aurore et les flûtes du soir.
J'abandonne le rire attentif de la Lune,
L'éloge de la foule et l’accueil des amis,
Les vierges dénouant leur chevelure brune Dans le jardin nocturne aux parfums endormis.
Les fils enchevètrés des lueurs et des ombres
Ne m’enlaceront plus de leurs tissus légers,
L'ardeur des grappes et la fraicheur des concombres Ne m’attireront plus vers les brillants vergers.
Je ne cueillerai plus les pommes ni les poires, Je ne mirerai plus mes yeux noirs dans le flot Qui me taquine avec des appels illusoires,
Je ne m'étendrai plus parmi le mélilot…
PRAXILLA 119
Mais dites : « Praxilla ne meurt pas tout entière, Car ses chants font s’unir les lèvres et les mains, Et son âme s’attarde en un peu de poussière
Sous les beaux oliviers qui bordent les chemins. »
LD
O toi qui jettes un beau regard à travers les fenêtres, vierge par latête, femme par en bas.
O toi qui savamment jettes un beau regard, Bleu comme les minuits, à travers les fenêtres, . Je te vis sur la route où j’errais au hasard . Des parfums et de l’heure et des rires champêtres.
Le soleil blondissait tes cheveux d’un long rai,
Tes prunelles sur moi dardaient leur double flamme; Tu m’apparus, Ô nymphe! et je considérai
Ton visage de vierge et tes hanches de femme.
Je te vis sur la route où j’errais au hasard
Des ombres et de l’heure et des rires champêtres, O toi qui longuement jettes un beau regard,
Bleu comme les minuits, à travers les fenêtres.
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