‹ Les Kuku (possessions anglo-égyptiennes)Chapitre 110 sur 152 · VO · texte numérisé non relu

VO

Quand ?

geligne

poule

Cana.

Rien.

Nane niar boreni

Je désire acheter

^iki

Sur

kine geligne.

une chèvre.

Kiko anabod"?

Le chemin est-il

ïtulowaling.

Tous les hommes.

bon?

>èdè.

Vite.

Itti ilu pion ana-

Allez chercher de

^ano.

Dehors.

bod.

la bonne eau

[oda

Combien

Ko do medda kare duma, do sidani.

Quand vous verrez une rivière, arrê-

tada mada.

Doucement.

tez-vous.

Kuku. Poss. : Anglo-Egypt. E, a, 124.

Remarques. — I/e sans accent à la fin d'un mot ne doit pas se prononcer. Bans le mot, il a le son de Ye avec l'accent aigu, sauf lorsqu'il est suivi de deux n.

O se prononce comme dans « pot » .

S doit être fort comme dans « missive » .

U a le son de ou.

T, à la fin d'un mot, doit se prononcer. Ainsi wot s'énoncera wotte.

Le son de Yu (ou) se confond souvent avec celui de o ou de on.

G doit se prononcer comme s'il était suivi de la lettre u. Exemple : djogi = djogui.

« Kurtju », travail, signifie spécialement le travail aux cultures.

« Tarabu », chapeau, dérive du mot « tarabuche », employé dans la langue commerciale de l'Uele.

«Kwara», fourchette, semble aussi être un mot emprunté à un dialecte étranger, car la fourchette était inconnue avant notre arrivée. Ce pourrait être aussi un mot existant dans le dialecte et employé par analogie.

Même remarque que la précédente pour le mot « bongo », étoffe.

La prononciation des mots doit être dure, surtout dans l'emploi des g- et des k.

Vanden Plas.

KUKU

(Poss. : Anglo Egyptiennes).

E, — Vie intellectuelle.

è a) Arts.

125 et 126. Peinture et danse.

Il n'y a de peinture d'aucune espèce.

Les Kuku dansent peu. Les divertissements chorégraphiques sont surtout organisés à la mort d'un parent ou d'un ami. J'ai décrit l'une de ces danses. En voici une autre :

Un certain nombre d'hommes, tenant une lance de la main droite et un arc et des flèches de la main gauche, sont alignés de front. Ils remuent des pieds sur place, chantent monotonement et élèvent leur lance en des mouvements saccadés. Tout à coup, la bande se partage en deux tronçons ennemis, qui font le simulacre de se combattre : les guerriers s'avancent les uns contre les autres, imitent le geste de se frapper de leur lance, reculent ensuite de quelques pas pour recommencer le double mouvement, qui est accompagné de sifflements aigus et répétés. Au bout d'un certain temps, ils se groupent et courent précipitamment devant eux en avançant leur lance d'un geste brusque, puis ils reculent de quelques pas et refont le simulacre de l'attaque. Après avoir répété ces mouvements plusieurs fois, ils tendent leur arc et font mine de décocher un javelot ; ils bondissent aussitôt sur l'être invisible et l'achèvent en le perçant d'un coup de lance. Cette dernière phase de l'action est couverte par des sifflements aigus et des cris stridents. Elle signifie que si les danseurs rencontrent un jour l'auteur du maléfice qui a fait périr le défunt, ils le tueront. Les femmes suivent les guerriers dans leur course en jetant des

Kuku. Poss. : Anglo-Egypt. E, a, i25-ia6.

— 3io —

clameurs perçantes; elles veulent démontrer par là qu'elles entendent accompagner leurs époux dans l'accomplissement de la vengeance.

L'ensemble du tableau se déroule au milieu des ronflements du tambour. A noter ici que cet instrument n'est employé généralement pour la danse que lorsque celle-ci est exécutée à l'occasion d'une mort. Quand une partie dansante est organisée au cours d'une réunion de parents et d'amis que Ton a invités à boire, le musicien désigné pour la circonstance se sert de deux bâtons qu'il frappe l'un contre l'autre en exprimant des sons bizarres ayant la prétention d'être un chant.

Les deux bâtons, qui sont attachés l'un à l'autre par une cordelette, s'agitent entre les mains du singulier musicien pendant que les danseurs se trémoussent devant lui. Ceux-ci font successivement quelques pas en avant et quelques pas en arrière, en ayant soin de pencher le torse dans le sens opposé à la direction de la marche : en avant quand ils reculent et en arrière quand ils avancent; ils balancent les bras de l'avant à l'arrière et sifflent d'une façon continue. Lorsque celui qui dirige la danse agite ses bâtons avec frénésie, les danseurs se rassemblent autour de lui et terminent leurs mouvements.

Parfois les femmes prennent part à la danse. Celle-ci est alors organisée un peu différemment. Les hommes se placent d'un côté, les femmes de l'autre, tous sautent sur place et chantent; de temps à autre, un danseur, homme ou femme, se détache de son groupe et, en continuant de sauter, se dirige vers une personne de l'autre groupe, puis revient à reculons prendre sa place sans cesser d'exécuter des sauts.

A la nouvelle lune, il arrive que les Kuku dansent comme les autres peuplades de l'Afrique. Il est certain qu'ils ne s'adonnent pas à ces exercices et à ces rites chaque mois. Vanden Plas.

KUKU

(Poss. : Anglo-Egyptiennes).

E. — Vie intellectuelle.

a) Arts.

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