Médecine
Cette graisse (rouge dont s'enduisent les femmes) est aussi appliquée sur les plaies. Son usage sous ce rapport est général.
J'ai vu un jour une vieille femme soignant un homme qui souffrait du bras. Elle était assise devant lui, les genoux dressés et la plante des pieds touchant terre. Elle tremi)a la main droite dans de l'huile de sésame, répandue sur le sol, à côté d'elle, et la passa ensuite dans le pliant du jarret; puis elle pinça le malade dans la tête et dans le dos et fit après le geste de rejeter dans le vide une chose qu'elle aurait saisie. Elle renouvela plusieurs fois cette mimique, puis, avançant la main droite et frappant de la main gauche l'avant-bras, elle fit mine de jeter dans l'espace un dernier être invisible.
Comme une curieuse se trouvait dans la direction où elle fit ce geste final, elle s'empressa de l'appeler et se mit à la pincer et à retirer l'être invisible qu'elle chassa solennellement une dernière fois.
Un autre jour je surpris une femme qui en soignait une autre souffrant du ventre. Elle avait couché la malade sur le dos et elle lui massait le ventre, qu'elle avait recouvert d'huile de sésame. A un moment donné elle lui retira par succion du sang qu'elle cracha sur le sol; puis, ayant fait le geste d'arracher quelque chose de
Kuku. Poss. : Anglo-Egypt. E, b, t4o.
la plaie, elle me montra du sable et elle m'affirma que ce sable était la cause de la maladie.
Les Kuku s'adressaient rarement à moi pour se faire soigner; il est vrai qu'ils étaient rarement malades.
Vanden Plas.
KUKU
(Poss. : Anglo-Egyptiennes),
E. — Vie intellectuelle.
b) Sciences.