‹ Les Kuku (possessions anglo-égyptiennes)Chapitre 130 sur 152 · Succession · texte numérisé non relu

Succession

En cas de succession, s'il s'agit de la dévolution de la terre, celle-ci se transmettra au fils aîné du de cujus, quelle que soit la femme dont l'héritier est né.

Le droit de succession sur le sol est réglé de la façon suivante :

La propriété passe de père en fils, par ordre de primogéniture et, le cas échéant, avec représentation. En cas de prédécès de l'aîné et d'absence de fils de ce dernier, les frères puînés héritent, un à la fois, par priorité d'âge et avec représentation, s'il y a lieu.

A défaut de descendants, l'héritage passe à la ligne collatérale comme suit :

i° Aux frères, un à la fois, par priorité d'âge et avec représentation, s'il y a lieu, et, dans ce dernier cas, par ordre de primogéniture, comme dans tous les cas relatifs à la ligne directe ;

2° A défaut de frères ou neveux, petits-neveux, etc.,

Kuku. Poss. : Anglo-Egypt. F, a, 160-161.

aux oncles, un à la fois, par priorité d'âge et, s'il y a lieu, avec représentation, et, dans ce dernier cas, par ordre de primogéniture ;

3° A défaut d'oncles ou de cousins, ou de descendants de ces derniers, aux grands-oncles, un à la fois et par priorité d'âge.

Il s'agit, bien entendu, de frères consanguins, oncles et grands-oncles du côté paternel du défunt. Les frères utérins et les oncles et grands-oncles maternels sont exclus.

A défaut d'héritier mâle, la plus proche parente, la fille aînée ou, en cas de prédécès, la suivante hérite, mais ce cas est très rare. S'il n'y a pas d'héritière, la terre restera occupée par le clan, mais personne ne s'en déclarera propriétaire.

En ce qui concerne les autres biens laissés par le défunt, les choses se passent de la façon suivante :

S'il y a du bétail, celui qui hérite de la terre emporte la grosse part; les autres se partagent le restant. On suit la même règle pour les produits de la basse-cour. L'héritier à qui échoit la terre prend aussi les lances, arcs, flèches, colliers, bracelets et houes.

Les greniers et les plantations sur pied sont, sauf l'exception ci-après, à celui qui succède au défunt dans la propriété du sol. Chaque femme conserve la propriété de ses plantations et du contenu de ses greniers. De même, elle continue d'habiter la hutte dans laquelle elle logeait jusque-là.

Si le défunt n'a que des biens mobiliers, les mêmes règles sont applicables : le fils aîné, notamment, est traité au partage comme l'héritier du sol, c'est-à-dire qu'il emporte la grosse part du bétail et de la bassecour ainsi que les lances, arcs, flèches, etc.

Si une femme meurt avant son mari, le contenu de ses greniers et ses plantations sur pied retournent à ce

KUKU

(Poss. : Anglo-Egyptiennes).

F, 161 {suite).

dernier ; celui-ci les conserve pour l'épouse future qui remplacera la morte. Si celle-ci a laissé un enfant en bas-âge, la nouvelle venue s'en occupera ; à défaut de cette dernière, une des autres femmes lui donnera ses soins. Dans le cas où la décédée laisserait un grand fils, celui-ci prendrait les plantations et le contenu des greniers de sa mère. Mais il n'en serait plus de même si elle laissait une fille : les plantations et le contenu des greniers iraient alors au mari.

Un homme réunit quelquefois ses enfants et leur indique de quelle façon il désire que les biens mobiliers soient partagés après sa mort. Lorsqu'il use de cette faculté, il appelle ses frères et ses oncles comme témoins de ses dernières volontés.

Vanden Plas.

Kaku. Posb. :Anglo-Egypt. F, a, 160-161.

KUKU

(Poss. : A.nglo-Egyptien*««).

F. — Vie sociale.

b) RÉGIME ÉCONOMIQUE.

Page 1