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Dissolution du mariage

Dès qu'une femme a donné un enfant à son mari, celui-ci n'a plus droit, en aucun cas, à la restitution de la dot. Examinons quelques cas particuliers.

Une femme, pour un motif quelconque, quitte son mari et retourne chez ses parents. Elle n'a pas donné d'enfant à son mari, et celui-ci se plaint. Le beau-père a le choix entre la restitution de sa fille et celle de la dot.

Si la femme est allée cohabiter avec un autre homme, la responsabilité du beau-père n'en subsiste pas moins. Celui-ci restituera la dot, mais il aura soin de se faire indemniser après par le nouveau mari de sa fille.

Si le beau-père est mort et si la fugitive n'a ni frères consanguins, ni oncles paternels, le premier mari se Tetourne vers le second et lui réclame la femme ou la dot. Le second mari a le choix : ou de rendre la femme ou de payer la dot.

Un fyomme renvoie sa femme, jusque là stérile, parce qu'elle se conduit habituellement mal. On discutera longuement pour savoir si la plainte du mari est fondée. Dans l'affirmative, le beau-père devra restituer la dot.

De même, on discutera à perte de vue dans le cas où la femme prétendrait justifier sa fuite par les mauvais traitements qui lui auraient été infligés par son mari. S'il est reconnu que la plainte de l'épouse n'est pas fondée, elle réintégrera le domicile conjugal ou son père restituera la dot.

Kuku. Poss. : Anglo-Egypt. C, c, 85.

Celle-ci doit, dans tous les cas qui peuvent se présenter, être rendue avec tous ses accroissements. Il se fait donc que, si la dot a consisté dans la remise de bétail, il faudra éventuellement restituer les bêtes données et leurs petits.

Il y a, en cas de décès, solidarité pour la restitution de la dot. Voici comment elle s'établit : A défaut du beau-père (celui-ci est mort), c'est son fils aîné ou, si celui-ci est décédé, le petit-fils qui intervient; en cas de mort de ce dernier, ce sera le frère puîné consanguin le plus âgé, ou, le cas échéant, son fils aîné (et ainsi de suite), qui sera responsable ; à défaut de ceux-ci, l'oncle paternel le plus âgé ou son fils aîné ou l'oncle paternel suivant immédiatement en âge, etc., s'occupera de la restitution.

Dans la pratique, c'est la dot que l'on restitue le plus volontiers pour mettre fin au différend, et, si le père est mort, les survivants s'entendent généralement pour arranger l'affaire.

Si l'enfant de la femme fugitive a encore besoin du lait de sa mère, celle-ci le conservera et le nourrira tant qu'il faudra. Mais, lorsque l'allaitement sera terminé, l'enfant devra faire retour à son père. Si, dans l'intervalle, il meurt, et si la femme n'a pas donné d'autre enfant à son mari, la question de la restitution de la dot se posera, parce que l'enfant n'est pas décédé dans le clan de son père.

Voici à ce sujet un cas intéressant :

Un homme meurt, laissant une veuve, mère d'un petit enfant, et un garçonnet né d'une autre union. Le défunt n'a pas de frère. La veuve ne peut donc épouser ni le fils ni un frère du mari décédé. Elle quitte le village en emportant son enfant et va vivre avec un homme d'un autre clan. Dans l' entre-temps, l'enfant meurt, et le fils du défunt est devenu homme.

C, 85 (suite).

Celui-ci réclame la femme ou la restitution de la dot, et il est dans son droit.

Le mari peut renvoyer sa femme, si celle-ci s'est rendue coupable d'adultère, ou, comme je l'ai déjà dit* se conduit habituellement mal. La femme répudiée laisse à son mari tous les objets dont elle avait jusqu'à ce moment la possession.

Vanden Plas.

Kuku. Poss. : Anglo-Egypt. C, c, 85v

KUKU

(Poss. : Anglo Egyptiennes) .

C — Vie familiale.

d) Famille,

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