Magie
Lorsqu'une personne veut en ensorceler une autre, elle se rend nuitamment devant la demeure de celle-ci. Elle se couche par terre à cet endroit et rejette par la bouche un serpent qui s'en va se promener près de celui à qui il faut jeter un mauvais sort. Cet étrange émissaire revient ensuite prendre sa place dans le corps de l'ensorceleur, et celui-ci, en possession de son précieux agent, s'en retourne chez lui. Si le tour qu'on a voulu jouer ne réussit pas, c'est-à-dire si rien de fâcheux, accident, maladie, mort, ne survient à la personne qu'il s'agissait d'ensorceler, on recommence la manœuvre jusqu'à ce que le sortilège produise l'effet désiré.
Le sortilège s'appelle Kubè.
Le serpent est pour les Kuku une bête mauvaise. Ils le tuent partout où ils le rencontrent.
Chacun, je crois, peut jeter des sorts mauvais. Il est possible qu'il y ait des gens qu'on consulte pour jeter des sorts ou qui le font pour autrui, mais je n'en ai pas rencontré.
Pour faire tomber la pluie, voir plus loin n° 122.
Avec certains sortilèges, il n'y a pas d'accomodements possibles. Si, par exemple, une femme lève un doigt après avoir déposé secrètement un certain enduit sur le corps d'une personne déterminée, celle-ci sera, à la première occasion, inévitablement tuée par la foudre, quoi qu'elle ait pu faire pour éviter cette extrémité. Ce sortilège est le privilège des femmes.
Vanden Plas.
Kuku. Poss. : Anglo-Egypt., D, a, 106.
KUKU
(Poss*. : Anglo-Egyptiennes).
D. — Vie religieuse.
a) Idées religieuses et philosophiques.