‹ Les Kystes Juxta-ColiquesChapitre 12 sur 22 · MARTY · texte numérisé non relu

MARTY

le cæcum sont étalés à sa surface. Dans ce cas, si le volume du kyste est assez considérable, une partie de la tumeur est recouverte par le mésocôlon, l’autre par le péritoine qui remonte sur les parois latérales.

2° Le kyste est en dedans de l'intestin. — Celui-ci est plus ou moins refoulé vers la paroi latérale (obs. IL, IV et V).

Le kyste est alors entièrement recouvert par le méso. Cette situation peut être la cause d’ennuis opératoires, car 1l est tentant de pratiquer l’ablation de la tumeur à travers le méso. Nous verrons, au moment du traitement, que cette manœuvre doit être proscrite.

3° Le kyste est en dehors de l'intestin. — Ce dernier est alors reporté plus ou moins vers la ligne médiane, et laisse le kyste se mettre en rapport avec la paroi latérale (obs. VD. Dans ce cas, le péritoine peut être suffisamment refoulé pour que l’exérèse puisse se faire en passant en dehors de lui.

Quelle que soit la position que l’on rencontre, il existe toujours, entre le kyste et l’intestin, du tissu cellulaire lâche formant un plan de clivage facile, et la blessure de l’intestin ne s’est jamais produite.

RAPPORTS AVEC L'URETÈRE. — La situation de l’uretèré n’est pas possible à préciser. Si, dans la plupart des cas, 1l reste À sa place, ne risquant guère d’être lésé au cours d’une opération prudente, il n’en est pas toujours ainsi. Dans l’observation de Desplas (Obs. ID, l'uretère se trouvait en avant du kyste; c'est dans cette position, alors qu'on ne pense pas à sa présence, qu'on risquerait surtout de le blesser.

Qu'il soit en avant ou en arrière, sa libération est toujours possible, et aucune communication n'existe entre le kyste et l’uretère, contrairement à ce qui peut se produire pour certains kystes paranéphrétiques.

Ces rapports avec l’uretère sont plus ou moins étendus, suivant le volume et la situation du kyste qui peut parfois arriver presque au contact du pôle inférieur du rein, mais les relations avec ce dernier organe sont toujours assez éloignées.

RAPPORTS AVEC LES GROS VAISSEAUX. — Certains kystes juxtacoliques sont d'une exérèse difficile, car ils adhèrent assez intimement aux gros vaisseaux : aorte (obs. IV), veine cave inférieure (obs. Il et VI), vaisseaux iliaques primitifs (obs. ID). Les adhérences n’ont jamais été serrées au point de provoquer l'ouverture des vaisseaux.

RAPPORTS AVEC LES AUTRES ORGANES RÉTROPÉRITONÉAUX. — Îl est évident qu'outre ces rapports les kystes juxta-coliques peuvent entrer en relations avec le duodénopancréas à droite, la queue du pancréas à gauche, la loge rénale d’un côté ou de l’autre, si leur volume est assez considérable. Mais ces relations ne sont jamais qu'éloignées et ne constituent pas de gêne au cours des interventions.

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