‹ Les Kystes Rétro-PéritonéauxChapitre 19 sur 49 · V. — Origine surrénale · texte numérisé non relu

V. — Origine surrénale

Dans quelques cas, il semble que le kyste se soit développé aux dépens de débris surrénaux, la capsule surrénale ayant d’ailleurs évolué normalement. C’est peut-être à cette origine qu’il faudrait rattacher le kyste de MAUCLAIRE. Dans sa description histologique, il y avait 3 couches, l’une interne à cellules fines alongées, une moyenne avec des canalicules urinifères, une externe avec des tubes contournés et des glomérules. Cetie tumeur n’avait pas de revêtement épithélial Wolffien.

THÉVENOT pense que dans ce cas, les cellules fines et

allongées de la couche interne sont semblables à celles

Paten

que PRENANT décrit au début de la constitution de la glande surrénale. L'origine surrénale expliquerait son siège au pôle supérieur du rein, et la théorie d’AI- CHEL permet de comprendre pourquoi des débris Wolffiens persistent en certains points de la paroi. En résumé, si nous cherchons à superposer les caractères fournis par la topographie des kystes, leur structure histologique, la nature de leur contenu aux données embryologiques, nous croyons que l’on peut admettre les explications pathogéniques suivantes : Origine Wolffienne; Rénale (par lobule aberrant ou diverticule du bassinet) ; Péritonéale ; Lymphatique ; Para-surrénale.

De ces théories, aucune ne nous paraît exclusive et chacune s’applique à des cas déterminés.

3° Causes déterminantes.

Il nous reste maintenant à rechercher les causes qui ont réveillé le germe endormi dans la loge adipeuse et hâté son développement.

Il semble que le plus souvent, ce dernier s’est effectué peu à peu depuis l’heure où le germe a été inclus dans les espaces conjonctifs, sans qu’à aucun moment rien ne soit venu précipiter son développement.

Dans certains cas, on a volontiers invoqué le traumatisme comme agent favorisant. Cette influence du

traumatisme est beaucoup moins importante, beaucoup plus difficile à établir qu’on a eu jusqu'ici tendance à l’admettre.

Si l’on exclut les épanchements enkystés de sang ou d'urine siégeant dans l’aire périrénale, on s’apercçoit que l’action nette du traumatisme sur le développement des kystes proprement dits est exceptionnelle. Peut-être, peut-on l’admettre et encore avec des réserves, dans les cas de liquide hémorragique cité par OKINCZYC, CAVE et PALLOTTI.

L'influence du sexe a été discutée. On a toujours considéré que la femme était plus prédisposée que l’homme; cette opinion semble assez exacte, si l’on songe que dans les chservations où le sexe a été précisé, on trouve 49 femmes pour 21 hommes, nos trois observations concernent d’ailleurs des femmes. C’est une simple constatation à laquelle aucune explication satisfaisante n’a été donnée; faudrait-il y voir une conséquence de la régression d’une plus grande partie du corps de WoLrr chez la femme que chez l'homme. Cette explication qui nous est personnelle, n'est-elle pas trop simpliste ?

De même, le kyste a été observé 47 fois à droite, contre 23 fois à gauche, rien ne vient expliquer cette localisation plus fréquente d’un côté.

L'influence de l’âge n’est pas nette. Nous avons retrouvé plus de 10 observations où les malades avaient moins de 12 ans, et si on observe des kystes, le plus fréquemment chez des adultes de 30 à 40 ans, il est

impossible de savoir à quelle date remonte leur début. : f

En somme, en dehors des données embryologiques, nous ne savons à peu près rien des causes qui hâtent

le développement de ces kystes.

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