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ténuer les contours de la poche. Le malade peut aussi présenter des troubles associés. La malade de PRZE- WOSKi présentait des troubles digestifs qui lui ont fait commettre cette erreur.
Le kyste du corps du pancréas sera difficilement confondu avec un kyste rétro-péritonéal; il reste toujours médian, fixe, et haut placé. Il est d’ailleurs exceptionnel que cette tumeur pancréatique ne s’accompagne pas de troubles digestifs, diarrhée, selles graisseuses et mal digérées. En même temps le malade maigrit et présente fréquemment de la glycosurie.
Le kyste de la queue du pancréas est plus mobile, latéral, il peut être situé beaucoup plus bas et être plus facilement confondu avec un kyste rétro-péritonéal; il présente presque toujours les mêmes signes digestifs que le kyste du corps du pancréas. Lorsqu'ils font défaut, on peut, suivant la méthode de Min- KOWSKI distendre par les gaz, l’estomac et le gros intestin, le kyste de la queue du pancréas se déplace alors que le kyste rétro-péritonéal reste fixe.
Le kyste du mésentère est une affection très rare. Il s'oppose au kyste rétro-péritonéal par ses douleurs intenses dès le début et ses troubles digestifs constants. Il constitue en outre une tumeur bien mobile qui reste constamment superficielle et au voisinage de l’ombilic.
Les tumeurs de la rate sont presque toujours mobiles, et se déplacent avec les mouvements respiratoires. La palpation permet en outre de percevoir en
Désir
dessous de la tumeur le bord inférieur de la rate
avec ses incisures.
La rupture de la rate est un diagnostic qui, en temps normal, ne doit pas se confondre. Cependant l'erreur, très justifiable dans ce cas a été commise par CaL- VET, qui recevait en urgence une femme-pâle, à pouls accéléré, schockée, et qui présentait une tumeur du flanc gauche. |
Les tumeurs du foie Sont généralement plus superficielles et appliquées contre la paroi abdominale antérieure. Elles ne sont en outre jamais limitées par une bande sonore d’intestin. La palpation permet fré-
quemument de constater leur continuté parfaite avec
le foie, et de les situer au-dessus du bord inférieur du foie. : 2
Les grosses vésicules ne seront pratiquement jamais confondues avec les kystes rétro-péritonéaux.
Elles peuvent s'accompagner de signes généraux importants, d'ictère, de fièvre. Elles ne présentent jamais en tous cas de contact lombaire.
Les abcès sous-phréniques constituent toujours une affection à allure aiguë, débutant par un syndrome clinique emprunté à la lésion d'un viscère voisin : fièvre élevée, dyspnée, vomissements. La percussion permet de constater la présence de gaz à l’intérieur de la poche.
Les fibromes utérins et du ligament large, tumeurs dures et essentiellement irrégulières, sont des affec-
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tions sur lesquelles nous n’aurions pas insisié sans Pobservation extrêmement curieuse de GUTIERREZ. Il avait opéré une femme qui présentait à droite un fibrome du ligament large typique, et dans le cul-desac gauche, une masse dont il n'avait pas identifié Ja nature. À l'intervention il constate qu’avec ce fibrome du ligament large elle était porteuse d’un kyste rétropéritonéal Wolffien.
Le kyste de l'ovaire, sera pratiquement le plus grand diagnostic à éliminer et surtout la plus importante cause d'erreur. Si lon remärque que les kystes rétro-péritonéaux se voient surtout chez l4 fémme;
et que parmi ces observations la presque totalité des |
diagnostics erronés avaient posé : kyste de l’ovaire, on comprendra l'importance qu’il y a à essayer de différencier ces deux affections.
Les troubles subjectifs tels que les troubles menstruels ne présenteront que très peu d’intérêt puisqu'ils sont laissés à l’appréciation de la malade et que GRÉ- GORY a rencontré une femme à qui un kyste rétropéritonéal avait provoqué de l’aménorrhée depuis 21 mois.
L'histoire de la tumeur et de son développement ne présente également que peu d’intérêt.
La percussion peut parfois les différencier car habituellement le kyste de l’ovaire présente une matité médiane qui se prolonge dans le flanc par une zone de sonorité, tandis que dans le kyste paranéphrétique le flanc est généralement mat.
Le toucher vaginal offre des signes plus précis,
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