ACT
ÉTIOLOGIE
L'éliologie des kystes séreux du rein reste encore actuellement très obscure. Nous ne savons à peu près rien sur les causes et l’origine de ces tumeurs. On ne peut en dire qu’une chose, c’est qu'elles sont très rares.
D'après les plus récentes statistiques, cette affection a une prédilection marquée pour l'âge adulte et la vieillesse : Le kyste séreux a son maximum de fréquence entre 40 et 60 ans. Le sexe féminin semble également plus atteint que le sexe masculin. Sur les 124 observations recueillies par Laquière, interne des hôpitaux de Paris, en 1925, 70 p. 100 des malades sont des femmes. D’après Les observations que nous avons pu réunir depuis cette date, sur 10 malades, 8 appartiennent au sexe féminin.
Certains auteurs ont voulu rattacher l’origine de ces kystes à une affection du parenchyme rénal : maladies infectieuses et scléroses. Simon, 27 thèse de Paris, 1906, semble soutenir une théorie intermédiaire et ferait jouer un rôle dans l’étiologie de ces tumeurs aux fièvres éruptives.
Nous préférons ne pas accorder grande importance à ces théories, et constater simplement avec Laquière que le rein où se développe un kyste séreux est toujours ou presque toujours
sain. En effet, dans la littérature médicale, on ne connaissait,
en 1925, que 9 cas de ces tumeurs développées aux dépens de reins malades sur les 124 cas connus, à savoir : 3 cas de sclérose (Giuliani, Harm, Harpster), 1 cas de néphrite (Terrier), 2 cas de tuberculose (Sarkisiantz, Desnos), 1 cas de lithiase (Vogel), 1 cas de pyélonéphrite (Lorédan), 1 cas de rein en fer à cheval (Moynihan). ;