LE ROMARIN
De renommée très ancienne, le Romarin a toujours joui de l’estime populaire. Appelé « Romarin », « Encensier », « Eau aux Couronnes », il est employé depuis la plus haute antiquité.
C’est un arbuste d’assez haute taille, puisqu'il peut mesurer 2 m. Il dégage une odeur fort agréable. Ses feuilles sont vertes sur la païrtie supérieure, alors que la partie inférieure semble recouverte d’une fine poussière donnant une coloration vert blanchâtre. Ses fleurs d’un bleu pâle se montrent longtemps.
Il est considéré comme le symbole de l’immortalité et fut longtemps placé à côté des cyprès dans les cimetières; de là, son nom d’« herbe aux couronnes ».
Il est très répandu dans le Midi de la France, particulièrement dans notre région où il habite les garrigues calcaires, les endroits rocailleux, les oliveraies et les endroits secs.
Son essence fut l’une des premières découvertes et isolée en 1235 par Ramon LuLL; c’était le médicament préféré de Mme de SÉVIGNÉ.
A l’heure actuelle il entre dans les préparations d’eau de cologne. Son action excitante sur la cellule hépatique le fait employer dans les cholécystites chroniques, les petites ascites avee gros foie; dans les cyrrhoses de LAENNEC; dans les ictères par hépatites par obstruction, en un mot, dans les affections hépatobiliares en général. Il joue un rôle d’excitant vis-à-vis de la sécrétion hépatique, en même temps qu’il favorise la diurèse.
C’est également un stomachique léger employé dans les vomissements, les dyspepsies atoniques. [l est tonique, em-
AT es
ployé dans les adynamies. Enfin on l’utilise comme les autres Labiées, dans les toux pleuro-pulmonaires. Chez les hépatiques, la prise en infusions est recommandée .
On l'utilise sous forme d'extraits fluides : 3 à 5 gr.; en
solution alcoolique d’essence à 2 %, en frictions.
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Il entre dans la composition du « Baume opodeldoch » et du « Baume tranquille ÿ. Signalons encore son emploi
en frictions et massages dans les cas de douleurs rhumatismales ou chroniques.