LE SERPOLET
C’est également une ancienne panacée universelle qui tomba dans le discrédit au cours du xix° siècle. Il est connu sous des noms divers rappelant les uns l’exiguité de ses feuilles : « Menudet », du celte breton « Menudik », dont le patois a fait « Menut »; les autres, sa caractéritique de plante rampante : «Serpoul». On l'appelle encore : « Thym sauvage », « Pilotet », « Pouliet », « Mimidet », « Cerfole de Montagne ».
C’est une herbe à racines frêles, mais dures, de coloration rougeâtre. De nombreuses tiges rampantes, plus ou moins rameuses, assez courtes, 10 cm. environ, supportent des feuilles opposées, petites à court pétiole ciliées. Les fleurs sont le plus souvent rouges violacées. On utilise les sommités fleuries que l’on récolte de juin à septembre et que l’on fait sécher en bouquets.
Le serpolet est très commun dans tous les terrairis rocailleux incultes et les garrigues.
Antiseptique par la présence du thymol, on l’utilisera dans les affections de voies respiratoires, catarrhes, bronchite chronique, coqueluche ou par suite de sa valeur antispasmodique, elle diminue la fréquence des quintes de toux.
Ses propriétés vermifuges vis-à-vis de l’ascaris et des oxyures sont bien connues.
Dans le Peuple on l’emploie comme emménagogue, comme antihémorragique, dans les hémorragies nasales par exemple, où on l’utilise en forme de poudre. On le signale comme remède merveilleux dans les cas de sympathiconie, tels que les spasmes de l’œsophage et les crises de prédentition.