‹ Les langues de l'Europe moderne, trChapitre 10 sur 39 · CONSONNES · texte numérisé non relu

CONSONNES

Ty^ gy (prononcé H et di, sans appuyer sur t). J, ny (prononcé gn dans le mot eicogne), Cs on ts (prononcé tch ou tsch) ; ds ou cts, ou dzs (prononcé ^omme l'italien gi ou le français dj).

S (prononcé sch) ; zs (comme le^* français dans le moi Jour).

Cz (prononcé ts) ; dz (comme dz en slave).

T, dy st (s aigu) ; z (comme en français) ; n.

Pyh,f,v (comme en français); m.

L, ly (comme dans le mot français famille)\ r.

L'accent principal en magyare et en finnois se plao* sur la syllabe première du mot , c'est en ^ffet toujours la syllabe du radical chez les Tatares ; les seules exceptions sont là où le magyare,

(t) Comme ou en fran^is.

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cédant à des influences étrangères; ajoute une préposition à la tête du verbe. Cet accent s'affaiblit toutefois quand des syllabes dites longues vont suivre, qu'il faut bien distinguer en magyare des syllabes dites courtes. Le magyare dispose donc d'une prosodie entièrement indépendante de l'accent, ce qui était un signe si caractéristique pour le grec et le latin de l'antiquité; le magyare est par conséquent parmi toutes les langues civilisées vivantes la seule qui soit . réellement capable de reproduire la versification métrique des anciens.

Les lois de Tharmonie des voyelles sont celles que nous avons défînies plus haut : les voyelles molles sont e, o, o', ii, û' ; les voyelles moyennes sont é?, *, e' y les voyelles dures, enfin, sont a, o, «, tant brèves que longues.

Une syllabe en magyare, comme en finnois, en turc, en mongol, ne peut jamais commencer par deux consonnes, et les mots étrangers adoptés par le magyare sont généralement changés dans ce sens : Férencz (prononcez Férents) est le^ nom de baptême allemand Franz (prononcez Franiz)^ eo français François ; sinor est le mot allemand schnur (prononcez schnour) ou la corde, la ficelle; istàllo à\x mot allemand stall^ l'écurie; kirdly du mot tchèque kràl, le roi. Les magyars disent cepen-

SOUCHE TÀTàRE« IIS

ûîmi ffrof dix mot allemand ffraf^ le comte; Svékusy le Suédois; Sp^7tj/o/, TEspagnol.

 regard des terminaisons phonétiques, la langue magyare est beaucoup plus libre que sa sœur, la langue finniandaise; les mots peuvent se terminer par n'importe quelle consonne, même par celles qui sont combinées avec les aspirées palatales : nagy grand, hely endroit, ledny jeune fille; mais dans des roots monosyllabes , on supprime un v final appartenant au radical (ce qui est une terminaison très-fréquente, par exemple, nyelv, la langue) après é, a, Oj o, w, d\ û'y et ce r reparaît devant les sufQxes. Ainsi lé à côté de lév, le suc, et io à côté de bovy riche. Une voyelle brève devient longue dans ce cas : le a bref devient, non «> maïs à; fc'pour lovj le cheval; to (en finnois tyvi) pour iov, le tronc; fû pour fiivy le foin ; ho pour havy la neige ; to pour tav, Tétang. Le radical ne change jamais. Il y a peu d'assimilations quand des suffixes sont attachés ; nous y reviendrons à l'occasion de la conjugaison.

'. Le magyare se sert du pronom démonstratif a^t (devant des consonnes a') dont la signification est affaiblie, pour exprimer Tarlicle défini; tandis que l'article indéfini s'exprime par le nombre eyi/, ce qui est moins fréquent et n'arrive que dans le cours

ili LANGUES DE L^fiUROPE.

d'une narration. ^2; et effy servent pour les substantifs masculins et féminins, qui, du reste, n'onl pas de différences phonétiques dans les idiome tatares.

La déclinaison se fait à Taide de nombreuse post positions. Le magyare et toutes les autres lan* gués tatares n'ont qu'une seule déclinaison poui tous leurs substantifs. La grammaire magyare m cite ordinairement que deux de ces syllabes postpo sitionnelles comme entrant dans la formation de 1 déclinaison. Ce sont -nak, ^nek, et -^, soit avec soit sans voyelle intermédiaire. Elles répondent ai datif et à l'accusatif. Ainsi : a' hal, le poisson; a hal-nak, au poisson ; a^ hàl^t, le poisson (accusatif); a' halrhan, dans le poisson (repos); a halboj dans le poisson (mouvement du dehors au dedans); a'hal-bôl, du poisson (mouvement du dedass au dehors) ; a halr-on, sur, près le poisson, a! haïr roy sur le poisson (mouvement) ; à hal-ràl, mouvement qui s'éloigne du poisson ; a' halrhozy vers le poisson ; Pest^ig, jusqu'à* Pesth ; a! hal^rtj pour le poisson, à cause du poisson (par exemple payer); a! hairvaly avec le poisson ; a hah-kep^ comme oti poisson, etc. On peut attacher au mot vingt teroai" naisons de cette espèce; un plus grand nombre encore peut y être ajouté sans s'y attacher; cesoot

SOUCfltE TATARE. il 5

pour la plupart des composés. Il est donc permis de compter en magyare beaucoup plus de cas de déclinaison qu'en finnois; seulement, les suflixés finnois sont plus doux, et, par conséquent plus semblables à ce que les langues à Oexion appellent les terminaisons de déclinaison.

Le signe du pluriel des substantifs; est ^k (de ki)^ soit avec vojelie intermédiaire, soit sans elle; en finnois -t; c'est le pronom qui, lequel : ainsi, halak des poissons, forme son accusatif hala kat^ son datif halak nak, etc.

Comme nous Tavons montré, tout ceci se fait sous rinfluence de la lai talare de Th^rmonie des voyelles : rét^ la prairie, a' réte krdly mouvement s*éloignant des prsiiries; mais a hala kràl, parce que là il y a un ^ qui exige un Ô, et ici un a qui exige un à (1)^ L'adjectif placé devant son snbstan-^ tif n'a pas de particules de déclinaison : a nagy (grand), vàroe^k-nakj aux grandes cités ; il en est de même dans le mantchou, dans le turc, dans le iQongol. Dans d'autres occasions, l'adjectif prend

(i) Je rappelle ici au lecteur que les voyelles dures en magyare sont ^} 0) u, tant longues que brèves ; que les voyelles moyennes sont é, l, f, ^<loe.les voyelles molles sont e^ ô, ô' ^ ûy û\ Gomme en turc, les voyelles «arw au radical exigent des ^wreifiuales; les molles, des molles; les ^tnnes^ des molks et rarement des dures {Le traduct,),

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ces particules. La gradation de Tadjectif s'opère à l'aide de la terminaison -bb, -^bh, -^hb (en finnois -mbi). Au superlatif, on prépose leg$ hou je, meilleurjà^bb, le meilleur leg-jô-bb.

Les pronoms ont des formations plus compli^ quées. Leurs radicaux sont identiques dans toutes les langues tatares et ressemblent fort aux pronoms indo-germaniques.

Ainsi 9 les formes fondamentales des pronoms personnels et nominatifs sont :

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