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veur atterré ; son âme ne pouvait encore s’habituer à une semblable ingratitude envers ceux qu'il avait marqués du sceau de son héritage et de son apostolat. L’holocauste lui paraissait impossible ; il élevait les mains vers son père ; il allait le supplier une seconde fois d’éloigner de lui la terrible coupe, lorsqu'un cri de sublime résignation s’échappa de sa poitrine.
—Mon père ! si ce calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite !
Le sacrifice était accepté : le monde venait d’être sauvé.
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Seulement, depuis cette nuit lugubre de l’agonie les larmes du Christ ont continué à suinter lentement sur les joues de chacun de ses successeurs.
En s’asseyant sur le trône de Saint- Pierre, chaque Pape doit aller les puiser au fond du calice amer du jardin des Oliviers. Dès qu'il l’a porté à ses lèvres, il
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se fait une sourde rumeur parmi les hommes qui ont aidé à crucifier leur Dieu.
Ivres de sang et de vertige, ils se précipitent en foule sur les murs du Vatican, pour renverser d’un seul coup ce vase de la divine tribulation qui doit rester toujours là comme un éternel monument de leur déïcide. Mais écrasés aussi par une éternelle malédiction, leur rage restera toujours impuissante. Les larmes du Christ sont là pour protéger les portes de son Eglise, et toujours, elles feront trouver à ceux qui voudront s'élever contre elles, les gémonies sur les bords du Tibre.
la roche tarpéïenne aux pieds du Capitole.
FAUCITER DE SAINT-MaAURICE.