‹ Les latinsChapitre 1 sur 16 · AVANT-PROPOS DES EDITEURS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DES EDITEURS

l'intention ni d'écrire une histoire de la littérature latine, ni de faire œuvre d'érudit. Il le disait lui-même familièrement à ses amis : « Je prends le dessus du panier ». S'attachant exclusivement aux maîtres, il se proposait de consacrer à chacun d'eux un court chapitre de critique franche et sincère. Il entendait les juger sans superstition littéraire, en humaniste libre de tout préjugé classique, et qui s'interroge lui-même sur la valeur éducatrice de ia littérature latine, tout en faisant aux exigences de l'esprit moderne la plus large part.

Faut-il ajouter qu'en prenant avec les maîtres latins toutes ses franchises, l'auteur restait pénétré de la nécessité impérieuse d'en maintenir l'étude dans nos programmes classiques, sous peine de déchéance ? C'était la conviction intime de cet esprit si ouvert aux choses du présent, et si peu suspect de pédantisme. On en trouvera l'écho dans ce livre qu'il appelait son « testament de professeur ». Le mot est devenu cruellement vrai, mais nous avons

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