ADIEU A L'EGLISE DE MA VILLE NATALE
temple de la foi chrétienne, Mon asile aux jours du malheur, Que ce dernier chant t'appartienne I Reçois l'adieu de ma douleur.
Une autre voûte que la tienne Abritera mon front rêveur, Fais que son aspect me soutienne Si le sort me garde rigueur I
De partout monte la prière Quand de sa modeste carrière L'homme s'élance à l'Infini,
Mais, temple par les ans bruni, Toujours mon regard en arrière Recherchera ton seuil béni I
Les Trois-Rivières, avril 1866.