À CAROLINE
Au bord du lac aux flots profonds, Pour charmer le.s longs jours d'absence, Je laisse envoler mes chansons :
Faibles cris de mon impuissance.
Si l'œil s'arrête à l'horizon L'esprit peut franchir la distance .
Je vois la route— la maison- Soudain je suis en ta présence !
O bonheur ! lu vas me parler, Ton œil bleu me voit et rayonne !
Ton cœur vers moi va s'élancer!...
Mais la vague qui tourbillonne Semble me plaindre et murmurer :
*' A quel vain rêve il s'abandonne I "
Au bord da lac Ontario, 1866.