LE PONT VICTORIA
Il est jeté sur la rivière Gomme un appel aux nations, La concorde en est Pouvrière ( l ) L'art étale sa force en ses dimensions.
Bravant les colères sauvages Du courant qui roule à ses pieds, Il apporte sur nos rivages Le commerce de vingt cités.
La rafale qui tourbillonne.
Les coups de vents impétueux, L'assaut des tempêtes d'automne Se brisent sur son flanc ferme et majestueux Mais quand la débâcle s'avance, En mugissant dans le lointain.
Il faut le voir dans sa puissance Aux feux du soleil du matin !
1 La d€vi8e de Montréal est : Coneordia Salua.
Sa grandiose et noble masse Tranche d'un jet notre horizon, Et domine une mer de glace Que le fleuve soulève en crevant sa prison.
Le flot tourmenté se démène Contre ces remparts ennemis, La lutte éveille dans la plaine La voix des échos endormis.
Il reste vainqueur, solitaire, Toujours prêt pour d'autres combats.
Plus tard les flottes d'Angleterre Viennent à ses côtés mesurer leurs grands mâts Les longs panaches de fumée Montent jusqu'à lui dans les airs, Comme un encens de renommée Venu des bouts de l'univers 1
CEuvre du progrès, du génie.
Utile et grave monument.
Tu fais l'orgueil de ma patrie Et charmes l'étranger dans son étonnement.
L£S LAURENTIBNNBS
Oh I sois comme elle impérissable, Que tes ans comptent par milliers !
L'homme n'est plus qu'un grain de sahle Sous tes gigantesques piliers I