AU SAINT-LAURENT
O mon fleuve adiniré ! sur tes ondes tranquilles J'ai toujours promené le regard d’un amant,
Fe ma barque a frôlé les gazons de tes iles Depuis l'Ontario jusqu’au golfe géant.
Je t'ai vu sous le givre, enfermé, solitaire,
Dormant comme un colosse auprès des fleuves naïne ; Je t'ai vu dans ta force en lutte avec la terre, Affolant de terreur tes pauvres riverains.
Si tes bords ont perdu les bourgades sauvages,
Si les vieilles forêts n’ombrage:t plus tes flots,
Tu sais des Canadiens l'amour pour tes rivages
Et l’orgueil que tu mets au cœur des matelots ! [gloire !|
Canada ! Saint-Laurent! quels beaux noms pour lai
Ces deux noms dans mes vers cent fois je les inscrits!
Ma muse, qui s'inspire aux pages de l'Histoire,
Redira mon amour pour mon noble pays.
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