LES FILS DU ST. LAURENT
Sol canadien, terre chérie.
Pauvres soldats blessés sur la terre étrangère, ATristes vous revenez au foyer paternel :
Votre âme désolée, en sa douleur amère, Voudrait n’avoir jamais quitté notre beau ciel ! Vous retrouvez ici la joie et la tendresse,
La sincère amitié vous embrasse en pleurant, Dissipez ces chagrins : nt le poids vous oppresse, Revoyez vos beaux jours aux boris du St. Laurent!
Vous avez parcouru, conduits par la souffran
Le sentier des regrets qui mène au désespoir,
Car il vous a fallu la rude expérience
Pour aimer le clocher que vous venez revoi
Ah! trop d’infortunés cheminent sur vos traces
Qui feraient de leurs maux un aveu déchirant
Si ie ciel, répondant à leurs désirs vivaces, Lestransportaient soudain aux bords du St. +. !
Un mal affreux sévit, qui dépeuple nos villes, Enlève aux ateliers nos vaillants travailleurs, Arrache des sillons les bras les plus utiles Et suscite l’effroi dans tous les nobles cœurs. Que notre nation dans un effort suprême Echappe à ce fatal et dangereux penchant:
Le mot de l’avenir est dans le peuple même, Nous verrons prospérer les fils du St. Laurent! |
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| Que sont-ils devenus ces courageux athlètes | Qui, la hache à la main, nénérraient dans les bois
Et dont les coups vainqueurs portés dans ces retraites Précédaient le drapeau vénéré de nos rois ?
Cet amour du péril qui leur servait d’amorce,
| Cette ardeur, ce vouloir ferme et persévérant,