‹ Les Laurentiennes [microforme]Chapitre 89 sur 101 · SUR LA MORT DE SON ENFANT · texte numérisé non relu

SUR LA MORT DE SON ENFANT

C'est moi qui vous chantais naguère, Au temps joyeux de vos amours

Et qui dans votre peine amère

Vous suit et vous chante toujours.

Vous consoler m’est impossible, La blessure est trop vive encor ; Mais qui resterait insensible Devant ce brutal coup du sort ?

Laissez-donc ma douleur amie Se rapprocher un peu de vous:

Aux heures sombres de la vie Le cœur a des accents si doux!

Il est au terme de sa route L'ange qui tenait dans vos bras.

Au fond de la céleste voûte ” Il prie et protège vos pas.

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Et vous le regrettez, Ô mère, Comme s’il invoquait vos soins Dans ce monde de la lumière Où l’on ignore nos besoins.

Versez vos douleurs dans les nôtres, Le mal qu’on partage est moins fort, Ft puisez dans le cœur des autres Du courage contre le sort.

Ce dur chemin de l'existence, Nous ne pouvons le parcourir Qu'en épanchent notre souffrance Dans les cœurs qui savent souffrir !

| Till Death, less cruel, but more iust than they,

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