‹ Les Laurentiennes: poesiesChapitre 28 sur 79 · A CAROLINE · texte numérisé non relu

A CAROLINE

Au bord du lac aux flots profonds, Pour charmer les longs jours d'absence, Je laisse envoler mes chansons :

Faibles cris de mon impuissance.

Si l'œil s'arrête à l'horizon L'esprit peut franchir la distance .

Je vois la route— la maison — Soudain je suis en ta présence !

0 bonheur ! tu vas me parler, Ton œil bleu me voit et rayonne !

Ton cœur vers moi va s'élancer!...

Mais la vague qui tourbillonne Semble me plaindre et murmurer :

" A quel vain rêve il s'abandonne ! "'

Au bord du lac Ontario. 1865.

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