MARTHA
L'autre était brune et sémillante, Toute de flammes, de chansons^ Folle gaité, prunelle ardente.
Vivant du cœur comme une amante, Et pourtant, sans illusions.
Elle était reine, la coquette.
Aux clartés des lustres du bal !
Gare à qui lui contait fleurette Il s'enferrait — sage ou poëte — Et Martha riait de son mal !
Un jour, sans éclat, sans mystère, Par un plan d'avance conçu, Le papillon quitta la terre...
Il a pris, dans un monastère, Un nom que je n'ai jamais su.