‹ Les Laurentiennes: poesiesChapitre 42 sur 79 · MARTHA · texte numérisé non relu

MARTHA

L'autre était brune et sémillante, Toute de flammes, de chansons^ Folle gaité, prunelle ardente.

Vivant du cœur comme une amante, Et pourtant, sans illusions.

Elle était reine, la coquette.

Aux clartés des lustres du bal !

Gare à qui lui contait fleurette Il s'enferrait — sage ou poëte — Et Martha riait de son mal !

Un jour, sans éclat, sans mystère, Par un plan d'avance conçu, Le papillon quitta la terre...

Il a pris, dans un monastère, Un nom que je n'ai jamais su.

Page 1