MARIE-LOUISE
Si je laisse la rêverie Captiver mon esprit distrait, Il est bientôt près de Marie Dont il me trace le poTtrait :
Je te revois, blonde joyeuse, Mêlant à ta vive gaité, Le charme de ton âme heureuse, Tes dix-sept ans et ta beauté !
Ainsi l'oiseau chante au bocage En se dérobant sous les fleurs.
Ta gaité ne craint pas d'orage :
L'amour te garde ses faveurs !
Ton regard chasse la tristesse Dès que tu parais parmi nous.
L'oreille que ta voix caresse N'entend jamais de son plus doux !
Je vois, enfant, sous tes paroles- Jaillir la joie autour de loi, Gomme brillent les lucioles Des roses qu'effeuillent ton doigta
Ainsi Toiseau chante au bocage- En se dérobant sous les fleurs.
Ta gaité ne craint pas d'orage :
L'amour te garde ses faveurs !'
Nul encor n'a droit de se dîre L'objet préféré de ton cœur.
Mais j'en sais plus d'un qui soupire En rêvant : Louise et bonheur.
Ce nom est un chant d'espérance Dans l'âme de qui sait aimer, Et le cœur est livré d'avance Quand l'esprit à su nous charmer L
Ainsi l'oiseau chante au bocage En se dérobant sous les fleurs.
Ta gaité ne craint pas d'orage i L'amour te garde ses faveurs l
Les Trois-Rivières. 1862..