‹ Les lavandieres de Santarem operacomique en trois actesChapitre 2 sur 71 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Dieu de la guerre ,

Eu toi j’espère Et mets ma foi !

Prés de ma belle,

Plus digne d’elle,

Ramène-moi !

Douce espérance!

De ma valeur La récompense C’est le bonheur.

En m’éloignant de ce village,

Où vit celle que je chéris,

Pour me donner plus de courage Songeons au bien qui m’est promis.

A sa tendres§e Je puis croire.

Sur son amour je dois compter,

Et, si je cherche un peu de gloire,

C’est afin de le mériter!

Dieu de la guerre ,

En toi j’espère Et mets ma foi!

Près de ma belle.

Plus digne d’elle,

Ramène-moi!

Douce espérance!

De ma valeur La récompense C’est le bonheur !

PABLO, aux so'iiaU.

Quoi! la nouvelle est donc certaine?...

Vous nous quittez?

MANOEL

Dès aujourd’hui :

Le colonel doit nous rejoindre ici.

Et puis, en route !

PABLO, à part.

Quelle aubaine!

Me voilà délivré de ce beau régiment,

Dont les soldats ont tous la rage D’embrasser sans façon les femmes du village.

La mienne... ah! Dieu! si quelqu'un l’embrassait,

C’est de ma main qu’il périrait.

MANOEL, avec joie.

J’entends nos jeunes lavandières.

PABLO

Déjà de retour du lavoir !

Où se trouvent des militaires,

On est toujours sûr de les voir!

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