‹ Les lavandieres de Santarem operacomique en trois actesChapitre 66 sur 71 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les mêmes, MANOEL.

MANOËL, avec joie.

Margarida!.. (Margarida allant prendre Manoël par ta main et l’amenant devant le duc.)

MARGARIDA.

DEUXIÈME COUPLET

11 me croyait une humble paysanne ; Sans espérer ni titre, ni blason ,

Pour partager ma modeste cabaue,

Il était prêt à me donner son nom.

Et maintenant que le destin contraire M’a faite riche et qu’il vient l’opprimer.

Ah! répondez, répondez, ê mon père.

Me défendez-vous de l’aimer?

LE DUC , ému , tendant la main à Manoël.

Vous qui protégiez mon enfant, vous serez mon tils.

MANOEL

Moi!., moi!., mais je suis un pauvre condamné.

LE DUC

Quelqu’un en ce moment demande votre grâce.

MANOEL

Oh ! tout ce bonheur que vous m’offrez n’est pas fait pour moi!.. Cette grâce, le roi la refusera.

MARGARIDA.

Mon père, cette grâce, si Manoël 11e l’obtenait pas, à quelle peine pourrait-il être condamné ?

LE DUC

A la prison... à l’exil peut-être.

MANOEL, à part.

A la mort !

MARGARIDA.

Eh bien! mon père, quel que soit le sort qui lui est réservé, je veux être sa femme pour avoir le droit de le partager... (Mouvement du duc.) Oh! ne me refusez pas, mon père'.** Souvenez-vous de ce qu’il a fait... Sou venez- vous que c’est pour moi qu’il s'est perdu... et ne me condamnez pas à être ingrate...

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