LÉGER
aujourd’hui despraticiens au point de vué alimen-
taire.
Préconisée d’abord par Menzelet Perko (1869).elle a été vulgarisée surtout par Pich et de Leube. Des expériences faites, il résulte queles matières albuminoïdes sont bien absorbées par le tissu cellulaire sous-cutané, mais loin d’être utilisées, elles agissent surtout sur l'organisme comme des substances toxiques (albuminurie, cylindrurie et cachexie), l’un des cobayes dont nous avons fait l’autopsie en est d’ailleurs un bel exemple (1).
L’eauet les sels en solution physiologique sont résorbés sans incidents, le fait est banal. La glycose est aussi parfaitement assimilée, mais comme l'injection est douloureuse et provoque facilement l’inflammation et de la nécrose, on a finalement renoncé à ce mode d'administration.
Les graisses n’ont pas ces inconvénients et l’on peut dire que la voie sous-cutanée est la voie de choix pour leur introduction. Elles sont résorbées et ultilisées lentement, en fournissant, un nombre très considérable de calories. On a ainsi injecté jusqu’à 160 (du Mesnil) et même 300 centimètres cubes d'huile (Jacob). La dose de 160 centimètres cubes
correspond à 1.500 calories et les doses courantes
1. Les acides aminés seraient au contraire très bien assimilés par voie sous-cutanée (éreptose,opsine,etc.),sans exercer d'action toxique. Le fait est de grande importance, mais de nouvelles expériences sont encore nécessaires.
= Or
de 60 centimètres cubes fournissent encore plus de 500 calories (1).
Administration des sucres et des albumines par la voie rectale, administration des lipoïdes par la voie sous-cutanée, il y a là une association qui s'impose et qui paraît susceptible de fourair à l’organisme malade les 1.200 à 1.500 calories dont il a besoin.
Que par surcroît dans un avenir prochain, l’industrie parvienne à produire économiquement des acides aminèe de synthèse et nous ne serons pas éloigné de penser que le problème de l'alimentation extrabuccale se trouvera pratiquement résolu (2).
1. Pour notre part, nous avons été souvent frappé de la résistance remarquable de certains malades à qui l’on fait pendant des périodes prolongées des injections quotidiennes de hautes doses d'huile camphrée : ilest certain qu'à l’action thérapeutique du campbre s'ajoute chez eux l'apport énergetique de l'huile, qui
est souvent voisin de 200 calories par jour.
2. Certaines maisons françaises (maison Byla, en particulier) ont entrepris depuis peu la fabrication des {acides aminés. Cette heureuse initiative, qui n'est encore qu'à ses débuts, mérite d’être vivement encouragée.
Vu : le Président de la thèse,
GOSSET Vu : le Deyen, ROGER Vu et permis d'imprimer, Le Reeteur de l’Académie de Paris,