‹ Les légendes grecques des saints militairesChapitre 2 sur 138 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

dans tous les idiomes modernes, rendrait à l’érudition un service considérable et répondrait à un besoin urgent. Mais il faut n'avoir jamais abordé ce genre de travaux pour se dissimuler les difficultés de l’entreprise. Si l’on doit attendre l’homme qui, avec l’abnégation requise, aura les loisirs et les ressources nécessaires à l’accomplissement de cette ingrate besogne, on fera bien de renoncer indéfiniment à éclaircir certaines questions d’hagiographie auxquelles ni les savants ni même le grand public ne se montrent indifférents.

La difficulté d'atteindre du premier coup l'idéal entrevu ne doit point décourager les efforts et nous avons cru rendre service en publiant dès maintenant le résultat de nos recherches sur un groupe de légendes dont l'importance, au point de vue littéraire, est considérable, et sur lesquelles l'historien ne se prononce qu'avec hésitation.

L’hagiographie grecque est à l’origine de toute cette littérature. Nous essayons de classer les textes qu'elle nous livre directement, à l'exclusion des dérivés; et pour éviter d’embrouiller davantage un sujet déjà très compliqué de sa nature, nous élaœuons les questions subsidiaires qui viennent trop souvent, en pareille matière, tenter la curiosité du chercheur et entraîner le critique à des digressions peu favorables à la clarté.

Le problème littéraire, toujours capital lorsqu'il sagit de textes hagiographiques, nous occupera donc de préférence. Toutefois, nous n’hésiterons pas à iormuler les conclusions historiques qui découleront, comme d’elles-mêmes, de la comparaison des documents.

PRÉFACE ΙΧ

L'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres a bien voulu entendre la lecture de ce mémoire, et en a rendu possible la publication par son généreux et bienveillant concours. Les membres de la Commission des Travaux littéraires qui ont proposé à l’Académie de prendre cette publication sous son patronage et tous ceux qui nous ont encouragés à divers titres, spécialement MM. Henri Omont et Paul Meyer voudront bien agréer l’expression de notre vive reconnaissance.

Bruxelles, 24 décembre 1908.

Page 1