‹ Les Légions du Rhin et les inscriptions des carrièresChapitre 4 sur 26 · PREMIERE COLONNE · texte numérisé non relu

PREMIERE COLONNE

Tout le monde est d'accord sur ce fait qu'après avoir, l'an 9 de J.-C, rayé des contrôles de son armée la XVIP légion, la XVIIP et la XIX% détruites par Arminius, et avoir reconstitué trois légions, suivant Borghesi, deux seulement, suivant M. Mommsen, Auguste eut vingt-cinq légions qu'il laissa à Tibère. Les vingt-cinq légions de l'an 9, qui figurent dans la première colonne, sont incontestables. Les surnoms sous lesquels elles ont été habituellement désignées et qui sont portés à la suite de leurs numéros, ne remontent pas tous au temps d'Auguste. Ainsi qu'on l'a déjà dit, les emplacements indiqués sont ceux de la neuvième année du principal de Tibère. Quelques légions ont indéfiniment conservé ces emplacements, car les troupes romaines ne changeaient guère de quartiers d'hiver, ou si elles se déplaçaient, c'était d'ordinaire sans passer de l'Occident en Orient, ou vice versa; quand la guerre l'exigeait, chaque corps envoyait au-delà des mers un contingent plus ou moins considérable, sans cesser de conserver au même lieu son centre de recrutement. Les légions d'Orient avaient, pour la plupart, appartenu à Antoine.

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