On connaît l'adage latin : Numéro Deus impare gaudet
Voici les noms des sept sages célèbres dans l'antiquité védique, avec les maximes familières qui leur sont attribuées comme caractérisant leur enseignement philosophique et moral :
Atri. — La première de toutes les sciences est celle de Pâme.
Angiras. — En toutes choses considère la fin, car les actions ne valent que par le bien qui en résulté.
Gratou. — Quand vous rencontrez un homme orgueilleux de sa force et de son intelligence, dites-lui : — Qui es-tu? d'où- viens-tu? où vas-tu?
iPuLASTYA, — Fais à ton frère ce que tu voudrais qu'il te fût fait à toi-même.
PuLAHA. — L'homme vertueux ne craint ni les coups du Bort ni la malice des voleurs, car il porte toutes ses richesses avec lui.
Marichi. — Faire du bien aux méchants, c'est écrire sur le sable.
Vasichta. — La plus méritoire de toutes les vertus est la tempérance, car c'est elle qui nous enseigne à user modérément des dons de Dieu.
On sait que la Grèce eut aussi ses sept sages qui furent
moïse — MAHOMET. 179
« Neuf représente les neuf vierges célestes qui président aux chants, à la poésie, à l'éloquence, à la danse sacrée, aux conjurations magiques^ aux astres, aux récits héroïques, à la théologie et aux cérémonies funéraires.
« La quinzaine de décroissance de la lune est préférable à la quinzaine de croissance, pour les cérémonies funéraires.
Thaïes, Solon, Bias, Cliilon, Gléobule, Pittacus et Péri andre.
A cliacim d'eux également on prête des maximes familières qui se rapprochent beaucoup de celles que nous venons de donner.
Thaïes, dans l'école ionienne, enseigna le panthéisme indou. Étudiant l'origine du monde,* il place le germe de toute chose dans l'eau, et comme moteur reconnaît un principe qu'il appelle l'Esprit. Cette doctrine n'est autre que celle du législateur Manou. Ce sage avait passé la plus grande partie de sa vie en Asie, où probablement il s'était formé à l'école des brahmes.
Le nombre sept fut dans l'Inde un nombre fatidique. On peut juger de la haute estime dont il jouit par une foule de lieux et de noms, objets d'une profonde vénération, et qui vont toujours par sept, tels que les sapta richis dont nous venons de parler, les sept cités saintes, sapta-poura, — les sept iles saintes, sapta douipa, — les sept mers, sapta samoutro, ^»- les sept fleuves sacrés, sapta nadj, --> les sept montagnes saintes, sapta parvata, les sept déserts sacrés, sapta arania, — les sept arbres sacrés, sapta vrukcha, — les >cpt castes, sapta coula, *- les sept mondes inférieurs el ::upérieurs, sapta loca.
« Toute la cérémoine du sràddha doit être accomplie par un brahme versé dans les rites funéraires, le cordon sacré sur l'épaule droite, ayant à la main une tige de cousa, et ne prenant aucun repos.
« Que Toblation aux dieux et aux mânes ait toujours lieu avec la main droite, la seule qui soit destinée aux sacrifices.
Les sannyassis et les vanaprastlias portaient le bâton et la corde à sept nœuds.
Ce bâton à sept nœuds des fakirs leur servait à prédire l'avenir, à tracer des figures sur le sable en interrogeant les astres et à trouver des sources pendant la saison sèche, si terrible dans l'Inde. C'est l'instrument de la rabdomancie, ou divination par la baguette, que nous retrouvons entre les mains des magiciens de Pharaon, de Moïse, d'Aaron, d'Elisée et de tous les prophètes, de Gircé, de Médée et de toutes les enchanteresses de l'antiquité, c'est le bâton augurai des prêtres de la Rome ancienne, le bâton pastoral des faunes, des sylvains, des cyniques. C'est la baguette de coudrier des sorciers druidiques et du moyen âge, c'est la crosse ou bâton pastoral des évoques.
Les Indous partageaient leur vénération entre le nombre sept et le nombre trois, qui institué au nom de la trinité était réputé le symbole des jours heureux.
Sept et vingt et un, trois, treize et vingt-trois étaient des jours fastes par excellence, on devait les choisir par-dessus tout, pour commencer une affaire importante, se mettre en voyage, se marier et sacrifier aux dieux. Les mêmes jours étaient réputés heureux chez les Grecs et chez les Romains.
moïse — MAHOMET. 181
« Seul un brahme qui a dépassé sa huitième décade — quatre-vingts ans — peut offrir le sacrifice funéraire à toute heure du jour et de la nuit, en tous lieux^ dans les maisons et dans la profondeur des bois, s'il est arrivé dans cet âge dans l'étude du Véda, la prière et les austérités méritoires.
N'est-ce pas en souvenir de cette vieille croyance védique que le nombre trois représentant la trimourty était le chiffre aimé des dieux, que Virgile a dit :
Terna tibi bsec primum triplici diversa colore Licia circumdo, terque haec altaria circum EfRgiem duco : Numéro Deus impare gaudet.., Necte tribus modis ternos Amarjlli colores.
On sait que le nombre sept est fatidique également dans les religions juive et catholique.
Dieu se repose le septième jour de la création.
Les terres doivent se reposer tous les sept ans.
Les murailles de Jéricho s'écroulent au bruit de sept trompettes, sonnées ^slt sept prêtres pendant sept jours.
Les Israélites entrent dans cette ville après en avoir fait sept fois le tour.
Le grand chandelier d'or du temple a sept branches, dont les sept lumières représentent les sept planètes.
Jean dans l'Apocalypse ramène tout également au nombre sept. Il parle de sept églises, sept chadeliers, sept étoiles, sept lampes, sept sceaux, sept anges, sept fioles, sept plaies, etc..
Enfin on connaît sa prétention d'avoir été ravi jusqu'au sepiicmc ciel !...
« Les autres qui n'ont pas encore atteint ce degré de pureté, ne doivent jamais faire le srâddha la nuit, car, à ce moment, les cieux inférieurs et la terre sont peuplés de mauvais esprits qui s'emploient à tourmenter les saints ermites et à annuler l'ef et des cérémonies funéraires.
« Le père de famille doit trois fois Tan convier les saints brahmes pour accomplir les cérémonies funéraires pendant la saison chaude, pendant la saison froide et pendant la saison humide, avec le repas funèbre et les rites prescrits.
« Mais qu'il n'oublie pas, chaque jour, de faire le srâddha journalier qui fait partie des cinq oblations.
« L'oblation en l'honneur des mânes doit toujours se faire dans le feu consacré. Le srâddha mensuel des brahmes doit avoir lieu le premier jour de la lune.
« Le grand srâddha, offert chaque année par des brahmes, pour la purification de toutes les âmes des mânes qui ont quitté cette terre, doit avoir lieu à la fin de la première quinzaine de mârgasircha*.
« Qae chaque jour, en accomplissant le sacrifice solennel, les brahmes fassent une libation d'eau en