DEVOIRS ET PRECEPTES
« Lorsque le brahmatchari a terminé ses études sous la direction de son gourou, et qu'il est entré par son mariage dans la classe des grishasta, il doit consacrer la seconde partie de sa vie à ses devoirs de père de famille.
« Hors les cas de nécessité absolue, un brahme ne doit jamais faire servir les êtres animés à sa nourriture.
« Que, sans se fatiguer, il se livre à des occupations permises et méritoires, pour gagner sa subsistance,
« Le rita^ Vamrita, le mrita, le pramrita, le satyânrita même, mais la swavritti lui est interdite^.
1. Le rita, — ou nourriture ordinaire, se dit de celle que l'on récolte en glanant après les moissons.
L'amrita, — ou nourriture céleste, est celle qui provient des offrandes de riz, miel, beurre clarifié, fruits, gâteaux, etc., offerte aux dieux par la piété des fidèles.
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« 11 est permis de remplir de graines ses agrahrasS ou d'en faire des provisions plus modestes dans des amphores, ou de n'en avoir que pour quelques pièces dans des tiselles^ ou de ne s'inquiéter jamais de sa nourriture du lendemain.
« De ces quatre condition, le brahmes qui préfère la dernière est reconnu comme le plus dig-iie de parvenir aux mondes supérieurs.
« La première des conditions, procure six moyens d'existence, la seconde trois, la troisième deux, la quatrième un seulement ^.
Le mrita, — ou nourriture vulgaire, provient de l'aumône.
Le pramrita, — ou nouriture du travail, est celle qu'on obtient en labourant.
La Swjânrita, — ou nourriture qui a pour origine le vrai et le faux, s'obtient en faisant le commerce.
Le Sivavritti, — ou nourriture des chiens, est celle que l'on donne aux esclaves.