LA VIE CÉNOBITIQUE
* Lorsque après avoir terminé ses études, le dwidja a accompli ses devoirs de père de famille pendant le temps prescrit, il doit, suivant la loi, se retirer dans la forêt pour vivre dans le renoncement de tous les biens de ce monde.
« Le personnage sanctifié, qui a passé sa vie dans l'étude des livres saints et qui se voit en sa vieillesse seul en sa maison, doit, pour se purifier et se rendre maître de ses sens, se retirer dans la forêt et y vivre selon la règle prescrite.
« Il est également permis au père de famille, bien qu'ayant des enfants, de se retirer dans la forêt pour
1. L'origine du cénobitisme dans l'Inde est liée d'une manière si intime à celle de deux autres coutumes — ou fictions légales — la filiation en dehors du mariage; et l'adoption, que, pour ne pas tomber dans des répétitions nécessaires, nous en renvoyons l'étude au Um-o IX.
y mener la viecénobitique, mais seulement quand ses cheveux ont blanchi, que sa peau s'est ridée, et qu'il a sous les yeux les fils de ses fils. Renonçant à tout, qu'il confie sa femme à ses fils ou -qu'il Temmène avec lui.
« Que l'ermite emporte avec lui le feu consacré et tous les objets employés dans les sacrifices, qu'il quitte son village, la maison où il est né et se retire dans le désert pour y finir sa vie dans les privations.
« Qu'il ofire les cinq grands sacrifices à Dieu, à la création, à la rédemption*, à la mort, à la vie future avec les grains sauvages, les racines et les fruits, qui sont la seule nourriture permise aux personnages sanctifiés.
« Qu'il ne se vêtisse qu'avec Técorce des arbres ou la peau des animaux, qu'il laisse pousser ses cheveux, sa barbe et ses ongles, et les poils de son corps.
« Qu'il trouve le moyen, sur sa chétive nourriture, de faire des aumônes, et qu'il offre de l'eau, des racines et des fruits à ceux qui viennent le visiter dans sa retraite.
« La lecture du Véda doit être sa principale occupation ; qu'il endure toutes les souffrances sans se plaindre, qu'il soit bienveillant, compatissant à l'égard