‹ Les législateurs religieuxChapitre 7 sur 113 · La Bible a dit · texte numérisé non relu

La Bible a dit

Et spiritus Dei ferebatur super aquas.

Et l'esprit de Dieu était porté sur les eaux.

Copiste inconscient, l'auteur de la Genèse ne faisait que copier les traditions indoues et chaldéennes.

Cette idée se retrouve dans'un grand nombre de poèmes anciens de l'Inde.

« De Celui qui est*, de cette cause immortelle qui existe pour la raison et n'existe pas pour les sens, est né Pouroucha ^, divin fils de Brahma.

Nous lisons au Prasacla, poëme des poëmes.

« 0 Narajana, toi dont l'esprit flottait sur les eaux et s'était réveillé pour mettre fin à la dissolution de tous les êtres, ayant résolu de faire émaner les mondes de ta substance éternelle »

La môme fable préside aux débuts de la genèse égyptienne.

« Thôt. — Primitivement il n'y avait rien dans le vide. Peu après une ombre effroyable, qui se terminait en obliques replis et se revêtait d'une nature humide, s'agitait avec un fracas terrible. Une fumée s'en échappait avec bruit. Une voix sortait de ce bruit, elle me semblait êtt'e la voix de la lumière.

« Ce Verbe était porté sur un principe humide et il en sortit le feu pur et léger qui se perdit dans les airs. L'air léger semblable à l'esprit occupe le milieu entre l'eau et le feu ; et la terre et les eaux étaient tellement mêlées ensemble, que la surface de la terre, enveloppée par les eaux, n'apparaissait en aucun point. Elles furent toutes deux agitées par le Verbe de l'esprit, parce qu'il était porté audessus d'elles. » (Hermès Trismégiste.)

Ceci est déjà une œuvre de prêtre, où la terreur, le mystérieux dominent, nous sommes loin de l'exposé calme et philosophique de Manou.

La genèse de tous les peuples a recueilli cette légende.

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