‹ Les législateurs religieux: Manou, Moïse, MahometChapitre 3 sur 117 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

La traduction de Manou que je publie aujourd'hui a été faite sur les manuscrits tamouls des pagodes de Yilnoor et Chelambrum, dans le sud de Tlndoustan, coUationnés sut le texte sanscrit *.

L'étude de la version faite du sanscrit en tamoul par les brahmes, m'a montré comment les pundits de l'Inde comprenaient et traduisaient dans un autre idiome, les passages difficiles de leur vieux législateur, le plus ancien dont le monde ait gardé le souvenir, et je me suis attaché à faire passer dans notre langue l'esprit même de cette traduction.

Comparant constamment le texte de Manou de la province du Bengale avec celui de la province du Carnatic, je n'ai adopté le sens admis par l'illustre

1. La partie du Livre I^', que j'ai déjà donné à titre de preuve spéciale dans VUUtoire des Vierges^ a été empruntée au Manou du nord de Tlndoustan. J'ai rétabli ici le livre en entier d'après les manuscrits du sud.

Page 1