Sastras, — littéralement ouvrages de science
2. Jus de Tasclépiade, qui, mélangé de lait, réjouit les dieux et guérit tous les maux des hommes.
« 0 Indra ce soma a été pris dans nos mortiers, et mêlé avec le lait de la vache, enivre-toi et daigne nous entendre.
« 0 Indra, écoute mon invocation, jouis du plaisir que te cause ce breuvage, que tempère le lait de ta vache.
« 0 Indra, ô Satacratou, ô toi qui triomphes de Vritra et sais inspirer également l'amour et la crainte, viens avec tes coursiers t'abreuver de soma.
(Rig-Véda.)
mange jamais le grain ou la chair d'un animal qu'après les avoir offerts en sacrifice, et qu'il répande le sang sur le trépied sacré ^
« Le feu dévorera le brahme qui n'honore pas les dieux avec les grains des moissons, et qui mange la chair des animaux, sans les offrir dans le sacriûce.
« Que le maître de maison ne laisse jamais partir son hôte, sans lui offrir avec prévenance une place sous la lampe, du riz de l'eau, des racines, des fruits et une natte.
« Les incrédules, les charlatans, les gens qui ont des manières basses et félines, ne doivent jamais pénétrer dans sa maison; qu'ils n'entendent même pas le bruit de sa voix.
« Les brahmes qui ont fui la demeure de leur gourou, qui n'ont pas terminé leurs études, qui ignorent la sainte Écriture, et ce code de loi, ne doivent pas être mieux traités.
1. Ainsi les Hébreux no pouvaient toucher qu'à la viande qui avait été sacrifiée sur l'autel, ils devaient également répandre le sang des victimes à l'entrée du tabernacle. Morne prescription dans le Coran.
€ C'est pourquoi les enfants d'Israël doivent présenter présenter au prêtre les animaux qu'ils veulent immoler, au lieu de les égorger dans les champs afin qu'ils soient sanctifier pour le Seigneur.
€ Le prêtre répandra le sang sur l'autel à l'entrée du tabernacle... » (Lévitique.)
« Le maître de maison, s'il est dans une position aisée, doit faire préparer de la nourriture pour tout ce qui a besoin et tout ce qui souffre, même pour les méchantes gens et les athées, sans cependant que sa famille soit obligée de se priver.
« Le grihasta qui est dans le besoin ne peut recevoir de secours que d'un brahme, d'un xchatria, ou des brahmatcharis qui étudient sous ses ordres.
« Le grihasta qui est dans l'aisance, doit se nourrir sobrement, en prenant cependant tout ce qui lui est nécessaire; qu'il soit toujours propre dans ses vêtements;
« Qu'il ait la barbe et les cheveux rasés, ait une aiguière et des plats de bronze affectés à son seul service et qu'il ne néglige jamais ses ablutions soir et matin, au coucher et au lever du soleil.
« Qu'il fasse aussi les ablutions de midi, les ablutions du midi sont agréables aux dieux.
« Qu'il ne s'approche jamais de sa femme pendant ses fatigues mensuelles, qu'il ne repose même pas dans le môme lit qu'elle *.
« S'il veut conserver sa pureté, sa virilité, sa santé, et sa dignité d'homme,
1. Les mornes prohibitions ont existé plus tard chez les Hébreux et la plupart des nations de l'Orient. Manou est le premier qui les ait codifiées.
MOISK — MAHOMET. 191
« Qa*il s*al»tieime d'entrer dans les app-irtements des femmes, pendant qu'elles f.nt leur toilette, et qu'elles ont la gorge ciécouverte ;
• Qu'il ne les regarde point nues, lîans Tintérieur de leurs demeures, ou quand elles sont aux bain;
• Qu'il ne se baigne jamais nu lui-même, et ne dépose jamais son urine ou ses excréments dans l'eau, sur un chemin public, aux abords des temples et des étangs d'ablutions.
« Qu'il accomplisse ces infirmités de l'imparfaite nature humaine avec modestie, dans un lieu écarté, avant le lever du soleil et au crépuscule du soir, à proximité d'un cours d'eau, où il puisse fixive de suite les ablutions prescrites •
« Que le maître de maison ne place jamais le réchaud de braise sous son lit, dans une chambre fermée, ou dans tout autre lieu nuisible.
« Avant de se coucher le soir qu'il trace sur la terre les signes consacrés ; s'il se met en route qu'il offre le sacrifice qui doit lui rendre propices les divinités des lois, des eaux et des carrefours.
• Qu'il ne fasse pas sa demeure dans un lieu isolé ou habité par des malhonnêtes gens, ou infecté par les maladies; qu'il ne voyage jamais seul, s'il peut se faire accompagner.
« Qu'il fuie les villages qui ont des soudras pour chefs et qui donnent asile aux tcbandalas.
« Qu'il ne mange jamais au delà de son appétit, qu'il fuie les substances dont le jus ou l'huile ont déjà été exprimés.
« Qu'il ne se livre jamais a des distractions bruyantes, comme de chanter^ dedanser, déjouer d'un instrument de musique, qu'il ne fasse jamais éclater sa joie d'une manière immodérée.
« Qu'il ne se serve jamais que de plats neufs, et consacrés à son usage exclusif.
« Rien de ce qui a servi d'autres, aiguières, vêtements, bâton à sept nœuds, guirlandes de fleurs, couronnes et sandales, ne doivent souiller son corps.
« Qu'il ne voyage point avec des animaux atteints de maladie, qui ont les cornes ou les sabots brisés, la queue coupée ou des taches dans l'œil ^.
« Qu'il ne se mette point en route sous les signes de la vierge^, qu'il évite la fumée des bûchers funéraires ^.
1. Les Indous croient vulgairement que les animaux dont les jeux sont tachés portent malheur à leurs maîtres, mais leur réprobation a pour ceux qui ont la queue coupée à une autre origine. Les tchadalas, ou gens sans caste, marquaient ainsi les maigres bestiaux qu'on leur tolérait.
1 et 2. Signe du zodiaque. — Le rasi-tchacra des brahmes ou zodiaque, destiné à marquer le mouvement annuel de pré^
« Qu'il ne se fasse jamais porter par ua taureau ou une vache, avec des guirlandes sur la tête comme un efféminé ou un triomphateur.
« Qu'il ne s'adonne pas au jeu, à la boisson, qu'il
cession des astres, et à noter la situation du point équinoxial dans un des degrés d'un signe, est partagé en douzo signes, divisés chacun en trente degrés, soit trois cent soixante pour le tout. Voici les noms de ces signes :
Mecha Le Bélier.
Vricha Le Taureau,
Mithouna Le Couple.
Garcataca L'Ecrevisse.
Sinlia Le Lion.
Canja La Vierge.
Toula La Balance.
Vristchica Le Scorpion.
Dlianous L'Arc.
Macara Le Monstre marin.
Coumbha VUrne.
Minas Les Poissons.
On ne saurait douter que les zodiaques égyptien, chaldéen et grec ne soient la copie servile du zodiaque brahmanique, dont les émigrations avaient emporté avec elles le secret astronomique. Ce sont les mêmes noms, les mêmes divisions, le môme esprit scientifique.
Il n j a rien de plus impur dans la religion brahmanique que la fumée des bûchers funéraires; quiconque Ta respirée est astreint à des ablutions fet purifications sans nombre.
ne mange pas couché sur un lit, en s'enivrant avec des femmes^ comme les jeunes débauchés.
« Q*avant de manger, et de même après, qu'il se lave les pieds^ les mains et la bouche, et de même également en se couchant et en se levant.
« Qu'il fasse attention de ne point marcher sur
rien d'impur, ni sur rien de ce qui pourrait le blesser^
comme les tessons, les os brisés, les résidus de paille
fauchés, et encore en terre, et les épines, s*il veut vivre
'longuement.
« Qu'il fuie la présence des gens sans caste, tchandalas, pouccasas et autres impurs^, des fous, des débauchés, des impuissants.
« Il ne doit avoir rien de commun avec les soudras, et qu'il ne leur donne jamais une portion des mets consacrés dans le sacrifice^.
-« Le brahme qui fréquente les gens de la caste servile, sera précipité avec eux dans le lieu de Teafer appelé Asamvrita.
« Qu'ilrefuse tout présent d'un roi qui n'est pas de
1. Il est curieux de remarquer que cette singulière coutume a existé également à Rome.