Environ quatre mois
funéraires du Sama ne doivent pas ôtre mêlés à ceux des deux autres.
« Ainsi le dwidja instruit en tout ceci et qui possède la substance même des trois Védas^^ lira la sainte Écriture les jours permis et non les autres.
« Que le dwidja soit aussi chaste qu'un novice, pendant la première nuit de la nouvelle lune^ la huitième et la quatorzième de la pleine lune, quand bien même sa femme se trouverait dans la situation permise.
« Qu'il ne prenne de bain ni après ses repas, ni en état de maladie, ni dans un étang d'eau croupie.
« Qu'en se promenant il ne travei'se jamais l'ombre de son père, de son gourou, du roi ou d'un brahme qui vient de sacrifier, par respect pour eux, ou celle d'un homme à cheveux rouges, par crainte de lui.
« Qu'il fuie au sortir d'un festin , d'un repas funéraire, au crépuscule, ou à minuif, les sentiers dé-
1. De ce que Manou ne parle ordinairement que des trois Védas et n'a nommé qu'une fois TAtharva, certains orientalistes en ont conclu que ce livre était moins ancien que les autres. Gela n'est pas une preuve, car les conjurations magiques de rAtharra étaient primitivement tenues secrètes. Le savant Golbrook estime que ce Véda est en partie au moins aussi ancien que les autres.
Je crois cependant que Ton peut reconnaître, dans les trois derniers Yédas, des interpolations plus modernes qui ne se rencontrent pas dans le Rig.
moïse MAHOMET. 201
serts, elles carrefours des bois hantés par les mauvais génies*.
« Qu'il ne recherche la société ni d'un ennemi, ni des amis d'un ennemi, ni d'un homme corrompu, mais qu'il se garde par- dessus tout de convoiter la femme d'un autre.
« Il n'y a pas en ce monde de crimes plus grands et qui causent des transmigrations inférieures plus nombreuses que la séduction delà femme du prochain.
« Le dwidja qui aspire à la béatitude finale ne doit mépriser personne, ni un.brahme, ni un roi, ni un esclave, ni môme un animal, ni une plante.
« Dans cette création, dont toutes les séries dépendent les unes des autres, les sages n'ont jamais méprisée aucune créature animée ou inanimée.
« Qu'il aspire à conquérir le bien, pratique la vérité, ne dise jamais rien de désagréable, et surtout ne mente jamais, môme pour rendre service, telle est la loi établie par Manou.
« Qu'il ne parte en voyage ni avant le jour, ni quand la nuit est venue, et qu'il se garde des inconnus et des soudras et des gens sans caste.
1. Les populations européennes, comme leurs ancôtres indouSfOntlongtemps regardé les carrefours des bois comme hantés par les mauvais génies.
« Qu'il ne se moqae jamais des infirmes, contrefaits, faibles d'esprit, âgés, pauvres ou laids.
« Lie brahme, après ses repas, doit faire ses ablations, avant de toucher le feu sacré, un prêtre ou une vache*.