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Celle en qui on renaît, et djâjâté celui qui renaît

HOISE — MAHOMET. 289

déférence et en donnant aux femmes le moyen d'occuper leurs loisirs.

« Que la femme soit chargée de la perception des revenus et des dépenses, de la préparation delà nourriture, des soins du linge et des vêtements, et de l'entretien delà maison.

« Ce n'est pas en renfermant les femmes ou en les faisant surveiller par des hommes dévoués qu'on peut être sûr de leur vertu. 11 n'y a pas de femme mieux gardée que celle qui se garde elle-même.

« Les liqueurs enivrantes, les mauvaises compagnies, l'absence du domicile conjugal, les promenades avec des étrangers, les visites dans les maisons où il y a beaucoup d'hommes, le sommeil aux heures de travail, conduisent rapidement la femme au déshonneur.

« Il y a des femmes qui s'adonnent au vice par pure passion; l'âge et la beauté du complice leur sont indifférents : ce qu'elles recherchent, c'est un homme.

« Ces femmes passionnées et d'humeur inconstante n'aiment que le changement ; c'est en vain qu'on fera bonne garde autour d'elles, elles seront toujours infidèles à leurs maris.

• Les maris qui s'aperçoivent qu'ils ont épousé des femmes douées d'un pareil caraclère doivent cependant les surveiller sans relâche.

« Ces femmes semblent n'avoir reçu, dès leur naissance, que Tamour du lit, de Toisiveté, de la parure; elles ne songent qu'à faire le mal et à satisfaire leurs appétits charnels.

« Il n'y a pour ces femmes ni sacrements (sanscara),ni prières (menlrams); les femmes perverses ne connaissent ni la sainte Écriture ni les sacrifices,

« Les livres saints consacrent de nombreux slocas (versets) à faire connaître leur véritable caractère. Voici la formule d'expiation quand un fils a connaissance de la faute de sa mère :

^ Ma mère a souillé le sang des ancêtres dans une maison étrangère, qae mon père purifié le sang souillé par l'infidèle.

« Une feiam'B veiHueuse, quel'iue basse que soit son extraction, devient du môme rang que son mari. Telle l'eau des fleuves qui se déverse dans l'Oûéan on acquiert les qualités.

« Akdiîînâlâ, quoique d'une origine vile, s'élant mariée au Moiini Vasichta, et Sàrangal, unie au Rîchi Maniipàta *, obtinrent le môme rang que leurs époux.

« Non-S'^uleraent ces femmes , mais une foule d'autres, quoique de vile naissance, sont parvenues

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