‹ Les lépidoptères de la Belgique (volume 2)Chapitre 11 sur 37 · CUCULLIE DE LA MOLÈNE · texte numérisé non relu

CUCULLIE DE LA MOLÈNE

CUGULLIA VERBASGI, step.

THE MIILLE1N. - WOLLKRAVJT EVLE.

Treits., t. V, 3, p. 127 — Esp., t. IV, pl. CXXXIX — Spey., Geogr. Verb., t. IL p. 184. — Boise!., p. 155, n° 1255. — Frey., Beit., t. II, 110 IO 8 , p. 107. — Lederer, NocT.,p. 164. — Phalæna yerbasci, Lin. — Noctua verbasci, Esp.

La Suède, la Livonie, la Russie, rAllemagnc, la Grande-Bretagne, la Belgique, la Hollande, la France, Eltalie et l’Espagne sont les pays où l’on rencontre cette noctuelle, qui est assez commune dans la majeure partie de ces contrées.

La chenille vit en juin et juillet, en société plus ou moins considérable, sur les feuilles et les fleurs de la molène lychnitc ( Verbascum lych nitis), de la molène noire ( F. nigrum) et du bouillon blanc (F. thapsus) ; on trouve toujours sur ces plantes, des chenilles de cette espèce dans leurs différents âges. Aussitôt que l’époque de la métamorphose est arrivée, la chenille se construit, à la surface du sol, mais dans un lieu abrité, une sorte de cocon assez solide et de forme plus ou moins sphérique, il est composé de terre et de fragments de feuilles ; dans l’intérieur se trouve la chrysalide qui est d’un brun rougeâtre. Ce n’est qu’en avril ou mai de l’année suivante, qu’a lieu l’éclosion de l’insecte parfait; parfois même, il reste deux ans sous la forme de chrysalide. On rencontre au printemps, ce lépidoptère voltigeant dans le voisinage des plantes indiquées plus haut.

Nous croyons devoir faire remarquer aux amateurs, qu’il est de la plus grande nécessité d’humecter de temps à autre les cocons de celte noctuelle, pour favoriser d’abord leur développement et ensuite les empêcher de se sécher, ce qui arrive presque toujours si l’on néglige cette précaution.

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PLANCHES COLORIÉES

DES

OISEAUX DE LA BELGIQUE

ET

DE LEURS ŒUFS

DEDIE

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ROI DES BELGES

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DES

OISEAUX DE L’EUROPE

ET

DE LEURS OEUFS

ESPÈCES NON OBSERVÉES EN BELGIQUE

Décrites et dessinées d’après nature.

On peut, si on le désire, se procurer séparément l’une ou l’autre de ces deux séries. Il paraît douze à seize livraisons par an. Les personnes qui voudront souscrire à ces ouvrages, auront la faculté de prendre par trois ou quatre livraisons par mois, jusqu’à ce qu’elles soient au courant de tout ce qui a paru.

Bruxelles. —Lmp. de K. Guyot, rue de Pachéco, 12.

LES

LEPIDOPTERES

LEURS

CHENILLES ET LEURS CHRYSALIDES

DECRITS ET REPRESENTES

EN DESSINS ORIGINAUX D'APRES NATURE

CH. F. DUBOIS

MEMBRE HONORAIRE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES

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BRUXELLES, LEIPZIG, GAND

G. MUQUÂRDT.

TOUS DROITS RESERVES

L’ouvrage complet formera 3 volumes. Il paraît 16 livraisons par an.

Ol EAIVDGn II4WR-SIOTH. — OLEIHDGU iCHWAlinGlt.

Oclis., t. II, p. 201. — Esp., t. II, pl. ÏV. — Spey., Geogr. Verb., t. I, p. 347. — Boisd.,

Ce sphinx, qui peut être considéré comme le plus beau du genre, habite la partie orientale de l’Inde, l’Afrique tropicale et le midi de l’Europe. Pendant les étés bien chauds, quelques individus viennent accidentellement vers les contrées du centre de ce dernier continent, puis l’espèce disparaît de nouveau de ces pays pour bien des années. C’est ainsi que ce sphinx a été pris isolément en Belgique, en Hollande, en Allemagne et parfois même en Grande-Bretagne; dans le midi de la France, il se montre parfois en grande quantité.

La femelle dépose un nombre d’œufs assez considérable sur la plante nourricière des chenilles, qui est généralement cultivée dans beaucoup de jardins; mais malheureusement l’hiver détruit presque toujours toute la nichée, ce qui rend l’acclimatation de cette espèce impossible dans nos contrées. Ces chenilles vivent sur l’oléandre (Nerium oleancler ); leur couleur varie du vert clair au vert bleuâtre, quelquefois elles prennent même une teinte rougeâtre ou brunâtre. Les taches en forme d’yeux qui se trouvent sur le cou, se conservent pendant tous les changements de peau. Vers l’époque de la métamorphose, cette chenille devient trèsremuante, et finit par perdre ses belles couleurs tout en se revêtant d’une matière plus ou moins visqueuse. C’est alors le moment où elle se cache sous un peu de mousse et de terre pour se transformer en chrysalide. La peau de cette dernière est transparente et permet facilement d’observer le développement de l’insecte parfait, qui n’est, complet que vers l’été suivant. Ce sphinx fait alors ses ébats en juin et en août, sans s’inquiéter du vent et des ouragans, et il fait ainsi quelques centaines de lieues en suivant le cours de l’élément.

La chenille que nous figurons sur la planche ci-contre, a été trouvée par nous en 1862, près de Bieberich sur le Rhin, dans le parc de S. A. le duc de Nassau ; malgré toutes nos recherches, nous n’avons pu trouver qu’un seul exemplaire.

Zeu7^ère cki Marronnier.

IEUZÈRE DU MARRONNIER.

ZEUZERA ÆSCULI, cur

THE WSOD'LEOPARD. - IIOSSKjISTAWIEI SP1NN12T.

Ochsenli., t. III, p. 99. — Esp., t. III, pl. LXTI. — Spev., Geoqr. Ver., t. I, p. 302. - Boisd., p. 76, n ü 606 — Phalæna æsculi et Pii. pyuina, Lin. — Bombyx æsculi, Esp. — Cossus æsculi, Ochs.

La pairie de cette espèce est la Suède, la Livonie, la Russie, l’Allemagne, la Hollande, la Grande-Bretagne, la Belgique, la France et l’Italie.

La chenille de ce zeuzère cause beaucoup de dégâts aux arbres tels que le hêtre (Fagus sylvatica ), le marronnier d’Inde (Æscuius hippocastanum), l’aune (. Alnus glutinosa), les tilleuls (Tilia platy p/ujllose t T. sylvestris), le chêne ( Quercus robur ), les saules ( Salix ), les peupliers ( Populus ), les pommiers [Malus) et les poiriers (Pyrus), dont la moelle lui sert de nourriture. Les mœurs de cette chenille ne permettent de la trouver que dans l’intérieur et à la partie supérieure des troncs, principalement sur les jeunes arbres, dont elle perfore même quelquefois les branches. C’est pendant le mois de septembre qu’elle cause le plus de ravages; on reconnaît facilement sa présence dans les arbres, par les petits trous qui existent entre les fissures de l’écorce. Cette chenille passe l’hiver dans le bois, et ne se chrysalide que vers l’été de l’année suivante, dans une petite excavation qu’elle se creuse sous l’écorce. Le papillon est entièrement développé au mois d’août, époque à laquelle on peut se le procurer.

Moine or ion,

.sur le Ch eue sessiliflore

GENRE MOME. — MOMA, Cur.

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