OISEAUX
DES
DE
ET
L’EUROPE
DE LEURS OEUFS
ESPÈCES NON OBSERVÉES EN BELGIQUE
Décrites et dessinées d’après nature.
On peut, si on le désire, se procurer séparément l’une ou l’autre de ces deux séries. Il parait douze à seize livraisons par an. Les personnes qui voudront souscrire à ces ouvrages, auront la faculté de prendre par trois ou quatre livraisons par mois, jusqu’à ce qu’elles soient au courant de tout ce qui a paru.
Bruxelles.—lmp. de E. 14u yot, rue de Pachéco, 12.
LES
LEPIDOPTERES
LEURS
CHENILLES ET LEURS CHRYSALIDES
DECRITS ET REPRESENTES
EN DESSINS ORIGINAUX D'APRES NATURE
CH. F. DUBOIS
MEMBRE HONORAIRE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES
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BRUXELLES, LEIPZIG, GAND
G. MUQUARDT.
TUES DROITS RESERVES
L’ouvrage complet formera 3 volumes. Il paraît 16 livraisons par an
Liméiiite sibille
sur le Chèvre ^feuille des bois
LIMÉNITE S IB ILLE.
LIMEN1TIS SIBILLA, fab.
THE W DITE AD91IRAL. - HGCKRIKIRgCIIEi FALTEtt.
Ochsenh., 1.1, 2° par!., p. 139. — Esp., 1.1, pl. XIV. — Frey.. t. T., p. 39. — Spey., Geogr., Verb., t. I, p. 135. — Boisd., p. 16, n° 121. — Papilio sibilla, Lin.
L’Europe tempérée est la véritable patrie de ce papillon, mais on le rencontre cependant aussi en Russie, en Livonie et dans la plupart des contrées de l’Allemagne ; il est assez commun en Hollande, en Belgique, en Grande-Bretagne et en France. Cette espèce, généralement répandue dans la presque totalité des pays européens, ne se rencontre cependant pas dans tous en égale abondance.
La chenille sort de son oeuf, fixé au revers d’une feuille, en juillet ou en août, et vit alors sur le chèvrefeuille des buissons (Lonicera xylosteum) et le chèvrefeuille des bois (L. perklyrnenum). Elle ne change que deux fois de peau avant l’hiver, et à l’approche de cette saison, elle s’abrite entre des feuilles ou sous l’écorce des arbres ; mais dans le courant du mois d’avril, elle revient sur les plantes citées plus haut, et a toute sa croissance en juin. Lorsqu'on élève des chenilles de cette espèce, on ne doit pas négliger de leur donner une ou deux fois par jour de la nourriture fraîche et surtout de tenir bien propre le réservoir qu elles habitent, sinon elles languissent et meurent.
Leur naturel est paresseux et en marchant elles confectionnent un fil qui guide leur marche. A l’approche de la métamorphose, elles prennent une teinte blanchâtre et se suspendent par la partie anale ; quinze jours plus tard, le papillon rompt son enveloppe pour se mettre en liberté. On le voit faire ses ébats, particulièrement dans les bois humides, pendant les mois de juin et de juillet, quelquefois encore en août.
Vanesse antiope,
nui* le Saule des vanniers.
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