‹ Les lépidoptères de la Belgique (volume 2)Chapitre 21 sur 37 · ACHÉRONTE TÊTE DE MORT · texte numérisé non relu

ACHÉRONTE TÊTE DE MORT

ACHERONTIA ATROPOS, cur.

THE DEATMS’ HE .U 9».— TODTEIKOPP §CHWAtt91EK.

Ochsenh. t. II, p. 231. - Esp. t. II, pl. VII. - Spey. t. I, p. 323 — Boisd. p. 49, n° 395. — Sphinx atropos, Lin.

Ce beau sphingide est rare dans la plupart des contrées du centre et du midi de l’Europe; on le trouve, pendant certaines années, en nombre plus ou moins considérable, en Hollande, en Belgique, en Grande- Bretagne, en Allemagne, en France et en Italie. Il habite aussi l’Asie mineure, la Syrie, le Java, le Mexique et une grande partie de l’Afrique.

La chenille vit, depuis le commencement de l’été jusqu’en automne, sur l’amphipyre ( Ampliipyra cinnamomea), la philadelphine [Fhiladelpheœ philadelphus), le lyciet de Barbarie (Lycium barbarum) , la stramoine ( Dcitura stramonium) et le jasmin ( Jasminum officinale ); les feuilles de la pomme de terre ( Solanum luberosmn ) forment cependant sa nourriture favorite. C’est, comme on le sait, par l’introduction de cette plante alimentaire que l’achéronte tête de mort est parvenu jusqu’en Europe; avant le siècle dernier ce lépidoptère était inconnu sur notre continent.

Pendant les grandes chaleurs du jour, la chenille se cache généralement dans la terre. On peut facilement constater sa présence par la quantité d’excréments qui se trouvent au pied de la plante rongée; il suffit alors de venir la chercher avec une lanterne à l’approche de la nuit, pendant qu’elle est occupée à dévorer les feuilles ; sa forte taille la fait bientôt découvrir. Cette chenille est de couleur très-variable: on en trouve aussi bien de brunes que de vertes. Sa transformation a lieu dans le sol, à l’intérieur d’un léger tissu formé en grande partie de terre. L’achéronte se montre parfois déjà au bout de trois semaines, mais il ne sort le plus souvent de sa chrysalide qu’au mois de juin de l’année suivante.

Ce lépidoptère fait entendre un certain cri strident quand on le touche un peu rudement.

•ht!

Adiéroute tête de mort

sur la Stramoiue.

A Dubois, adnat, dei

Dianlhoecie des capsules

A- Duo ois, arhmt. àêl

sur Je Lvchmde dioïque.

DIANTHOECIE BES CAPSÜLES.

DIANTHOEfflA CAPSINICOLA, hübn.

THE I, YOHN1 S. — CAPSEl E C L E.

Treitsch. t. V, 1, p. 308. — Frey. Beitr., t I, p. 122. — Spey. Geogr. verb. t. II, p. 144. — Esp. t. 1Y, pl. CLXXIII. — Phalæna bicruris, Gotz. — P. capsinicola, Lin.— Noctna capsinicola, Scliiff. — N. rivularis, Fab., var. — Hadena capsinicola, Treit.— Dianthoecia bicruris, Hubn.

Cette espèce habite la Sibérie et la majeure partie de l’Europe. Elle est plus ou moins répandue en Russie, en Livonie, en Suède, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en France, en Grande-Bretagne, en Italie et en Espagne; elle est assez rare dans certaines localités.

La chenille vit sur leslychnides ( Lychnis diurna, dioïca et vespertina) et sur le cucubale à baies ( Cucubalus baccifer). Chez nous elle vit géné - 0 râlement, en août et septembre, aux dépens des fruits capsulaires du Lychnis dioïca, plante assez commune en Belgique. Elle ronge un trou arrondi dans la capsule pour s’y introduire, et y séjourne jusqu’à ce qu’elle en ait entièrement consommé le contenu; alors elle en sort, pendant la nuit, pour envahir un autre fruit. Quand cette chenille a atteint le terme de sa croissance, elle va se chrysalider dans le sol, à l’intérieur d’un tissu terreux de forme ovale. L’insecte parfait ne se montre que l’année suivante, durant les mois de mai et de juin; on le voit, à cette époque, voltiger vers le soir sur les fleurs et particulièrement sur celles du genre P/dox.

Les oeufs sont pondus à l’intérieur des fleurs des plantes nourricières de la chenille. Celle-ci n’est pas très-rare, et lorsqu’on a découvert sa trace, on peut être certain d’en trouver un assez grand nombre.

Page 1