SPHINX DE L’EUPHORBE
SPHINX EUPHORBIÆ, linné.
8POTTED ELEPHilT H4WK*HOTII. — WOEESMILCH-SCHWARMEn.
Ochsenh., t. Il, p. 223. — Esper, t. Il, pi. XI. — Speyer, Geogr. Verb., t. I, p. 318. — Boisd., p. 47, n° 382. — Deilephila euphorbiæ, Cuv.
Ce beau sphinx habite le nord de l’Afrique, la Sibérie, la Russie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Hollande, la Belgique, la France et l’Italie.
On le rencontre généralement dans les localités où se trouvent des euphorbes ; il est même commun dans certaines localités où croît l’euphorbe de Gérard (Euphorbia Gerardiana). En Belgique il est rare, et ne se voit guère que dans la province de Namur, où l’on trouve la chenille de cette espèce, depuis le mois de juillet jusqu’en octobre, sur l’euphorbe cyprès (.Euphorbia cyparissias), l’euphorbe ésule [E. esnla), l’euphorbe péplus (E. pépins) qui croît dans les jardins à l’état sauvage, parmi les mauvaises herbes.
Dans son premier âge, la chenille est jaune avec des ombres plus foncées. A l’époque de la chrysalidation, elle s’enterre pour opérer sa métamorphose, ou bien encore elle se place entre des feuilles mortes, dans un léger tissu ; il arrive souvent alors que le papillon sort de la chrysalide au bout de quatre semaines, mais on ne le voit généralement apparaître qu’au mois de mai ou de juin de l’année suivante et quelquefois même au bout de la deuxième année.
Ce papillon fait le plus ordinairement ses évolutions aériennes au crépuscule, et c’est aussi alors que la femelle dépose ses œufs sur les plantes nourricières ; ceux-ci éclosent au bout d’une quinzaine de jours.
sur Le cliêue oecliiuiire
GENRE GNETHOGAMPE. — CNETIIOGAMPA, Stepli.
CNETHOCAMPA PROCESSIONEA, step.
pkoce^iowwiire: üioin. — pbocessiois spiimer.
OcIisghIi., t. III, p. 280. — Esper , t. III, pl. XXIX. —Speyer, Geogr. Verb., 1). 421. — Boisd., p. 70, n° 573.— Phalæna processionea, Lin. — Bomuyx processionea, Hüb. — Gastropacha processionea, Ochs.
Cette espèce, dont la présence est un véritable fléau, se trouve en Suède, en Hongrie, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en France et en Italie.
Ce papillon est rare dans quelques localités, mais dans d’autres on en voit par milliers, surtout dans le midi de la France. Les chenilles vivent en colonies de cinq à huit cents dans une même toile, sur plusieurs espèces de chênes, tels que le chêne ordinaire ( Quercus robur ), le chêne liège (Q. suber ), etc. Lorsqu’elles ont entièrement effeuillé la branche où elles ont établi leur demeure, elles en cherchent une autre, et mettent dans ces excursions beaucoup d’ordre, car elles vont toujours les unes derrière les autres, en formant une véritable procession, d’où leur est venu le nom de processionnaires. Ces sortes de pèlerinages n’ont lieu que le soir ou pendant la nuit, et vers le matin, elles retournent dans leur nid avec la même symétrie. Ce nid est d’une couleur brune rougeâtre ; il est formé d’une toile très-dense, composée en grande partie des poils dont le corps de ces chenilles est revêtu. Depuis le mois de mai jusqu’en juillet, elles demeurent ainsi dans leur nid, et se transforment même en chrysalide sans changer de lieu. Le papillon sort de sa chrysalide au bout de quatre semaines ; d’autres seulement au printemps suivant.
Il est très-dangereux de toucher ces chenilles ou leur toile, car les poils dont elle est formée causent de cuisantes douleurs, et parfois la mort. Le meilleur remède à employer contre cet accident, est de frotter rudement avec du persil les endroits douloureux et de prendre quelques bains.