PAPILLON MACHAON
PAPILIO MACHAON, linné.
§WM,OW-TAILED. — MACOAOM-SEC1LER.
Ochsenheimer, t. I, 2, p. 121'. — Esper, t. I, pl. I, fig. 1. — Boisduval, p. 1. — Freyer, Neuere Beit., t. I, pl. 74. Papilio machaon, var. — P. reginæ. Retz. — P. sphyrus. Hüb. var. — P. Engram, var. — P. aurantiaca, var. — Aernauta machaon, Berg. — Pieris machaon, Schrantz.
Ce beau papillon se trouve dans presque toute l’Europe, dans une grande partie de l’Asie et le nord de l’Afrique. On le rencontre au Japon, sur l’Himalaya, aux Indes orientales, en Arménie, au sud de la Russie, près du Yoîga et dans les steppes des environs de la mer Caspienne; plus rarement en Laponie, en Suède, en Norwége et en Grande-Bretagne ; mais dans certaines parties de l’Allemagne, de la Hollande, de la Belgique, de la France et de l’Italie, il est assez commun.
Il fréquente les jardins, les prés et les champs ; pendant les temps orageux, il cherche un abri près des montagnes ou des berges, pour pouvoir plus facilement voler contre lèvent; arrivé à leur sommet, il se laisse entraîner parle courant, mais ne tarde pas à redescendre sur le sol, pour pouvoir de nouveau continuer sa route, en luttant contre cet élément. Le machaon se développe en mai d’une chrysalide qui a hiverné. On trouve la chenille, dans les mois de mai, juin et juillet, sur la plupart des omhellifères, telles que la petite houcage (.Pimpinella saxifragà) (1), le carvi (Carum carvi), le céleri (.Apiam graveolens ), et sur l’achillée (.Achiiiea millefolium ) et l’absinthe (Artemisia absinlhium), mais principalement sur la carotte (Daucus carota ) et le fenouil (Fœnicuiiim vulgarè). Sur ces mêmes plantes, la femelle dépose ses œufs, qui éclosent huit à dix jours après. La chenille est, au commencement de son développement, noire, avec une tache blanche sur le dos, et recouverte de petites soies rouges; mais lorsqu’elle est adulte, elle est telle que la figure cijointe la représente et a de petites antennes d’un rouge-orange ressemblant à celles de l’escargot, qu’elle dresse à volonté, surtout lorsqu’on la touche; mais dans son état de repos, elles sont invisibles. Cette chenille se chrysalide en juillet et août, et, après être restée une quinzaine de jours dans cet état, elle se transforme en papillon parfait, ce qui fait qu’il paraît deux fois par an. Les chenilles provenant des papillons de cette deuxième apparition passent l’hiver sous forme de chrysalide. 1! existe plusieurs variétés de machaons, et la chrysalide varie aussi quel» quefois, ce qui n’opère pourtant aucun changement sur la nuance du papillon.
(1) La première plante citée est toujours celle sur laquelle la chenille se trouve figurée : il en sera ainsi jusqu’à la fin de l’ouvrage. De cette manière les amateurs reconnaîtront facilement les plantes dont elles se nourrissent.
SPHINX DU TROENE.
SPHINX LIGUSTRI, linné.
PKITET II.tWK 910TH. LlGUSTElfcSCl! WA'JftMESÏ.
Ochsenheimer, t. II, p. 240. — Esper, t. II. pl. YI. — Boisduval, p. 48. — Freyer Neuere JBeit ., t. IV, pl. 313, var. — Sphinx spireæ, Esper. var.
Cette espèce est répandue dans presque toute l’Europe, sauf dans les froides contrées du nord. On trouve ce sphinx généralement en Orient, au Caucase, au sud de la Sibérie, de la Suède et de la Norwége, en Livonie, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en France et en Grande-Bretagne, ainsi qu’au nord de l’Afrique et aux îles Canaries. Dans certaines parties de ces contrées, il est commun, dans d’autres il est plus rare; mais on le rencontre généralement aussi bien dans les plaines que dans les régions montagneuses.
Ce sphinx voie au crépuscule, et lorsqu’au matin le soleil commence à poindre, il vole autour des fleurs, en faisant entendre un bourdonnement provenant de la rapidité avec laquelle il bat des ailes. La femelle dépose ses oeufs sur les plantes qui doivent servir à nourrir les chenilles, que l’on trouve au mois d’août et de septembre sur le troène (Ligustrum vulgare), le lilas ordinaire ( Sijringavulgciris), le lilas de Perse (S. persica), et le frêne (Fraxinus excelsior ). Lorsque l’époque de se chrysalider est venue, la chenille se cherche un endroit dont le terrain lui permet d’entrer en terre, dans laquelle elle se creuse une espèce de petit caveau tapissé par quelques fils, et s’y transforme en une grosse chrysalide. Celle-ci se termine en pointe, et au-devant de la tête elle a une gaine qui contient la trombe. Sous cette forme, elle passe l’hiver dans la terre, et le papillon paraît en mai ou en juin, et parfois seulement qu’après la deuxième année. Dès que le temps est arrivé de quitter cette espèce de prison , la partie pectorale de la chrysalide s’enlève, le papillon sort dans la même position que celle qu’il avait dans son enveloppe primitive : les ailes molles et pliées, mais qui ne tardent pas à se déployer, à durcir, et le papillon peut alors prendre son essor.
Sphinx du Troëue,
sur Le 1 1 *oeno
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PLANCHES COLORIÉES
DES
OISEAUX DE LA BELGIQUE
ET
DE LEURS ŒUFS
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