PIÉRIDE DU CHOU
PIERIS BRASSICÆ, schrank.
GREAT WRITE CABRAGE. - GROSSE KOllI.WEIgSI.lAG.
Ochsenh., 1.1, Impart., p. 144. — Esper, 1.1, pl. III, fîg. 1. Papilio brassicæ, Linné.
— P. DANAUS BRASSICÆ, Fabr. — PONTIA BRASSICÆ, Herbst. — P. CHEIRANTHI, Hîlb.
var. — P. chariclea, Step. var.
Ce papillon sort en mai d’une chrysalide qui a hiverné, et il dépose ses œufs en juin et en juillet au revers des feuilles du chou blanc ( Bras sica oleracea capitata), du chou rave (B. rapa ), du raifort ( Raplianus sativus ), de la giroflée quarantaine ( Hfatlhiola antiua) et du cranson (Cochleariu armoracia). Au bout de dix à quinze jours, les œufs éclosent ; les petites chenilles dévorent d’abord la coque des œufs et se dispersent ensuite sur les plantes nourricières, où elles se tiennent par centaines, à la partie inférieure des feuilles, jusqu’au dernier changement de peau. Au bout de quinze jours, elles ont toute leur grandeur et vont alors s’attacher aux murs, aux poutres, etc., pour se chrysalider; le papillon parfait en sort une à deux semaines après, quelquefois seulement au printemps de l’année suivante.
Ces chenilles, par leur extrême voracité, occasionnent de grands dommages aux potagers, car elles mangent journellement plus du double de leur poids. Pour cette raison, il est nécessaire d’examiner avec soin, au mois de mai, le dessous des feuilles de choux pendant que le papillon fait ses évolutions, et l’on peut ainsi, en peu de temps, détruire plusieurs milliers de ses œufs ; on recherche ensuite les petites chenilles que l’on tue promptement en les jetant dans un vase contenant de l’eau salée. Sans ces précautions, on s’expose à avoir des champs entiers ravagés par ces chenilles, mais heureusement le Créateur a soigné pour qu’elles aient de nombreux ennemis, tels que les mouches et les ichneumons, principalement le Microgaster glomeratus, qui déposent leurs œufs dans le corps de ces chenilles, de manière que le sixième à peine arrive à l’état de papillons ; bientôt les larves des ichneumons sortent par toute la surface du corps de leur malheureuse victime, et la plus grande partie de ceux-ci trouvent eux-mêmes leur fin en devenant la proie des oiseaux.
Piéride du navet
sur la Capucine.
PIERIDE DU NAVET.
PIERIS RAPÆ, boisduval.
MNALL HHITE CtBIttCE. — KOHI. WEI§!<ILIMG.
Oclisenheimer, t I, 2« partie, p. 146. — Esper, t. I, pl. III, fi g 2. — Boisduval, p. 4. — Papilio rapæ. Linné. - P. nelo, Bork. var.- Pontia rapæ, Step - P metra , Step. var. - P. ergane, Hüb. var. — P. immaculata, Retz. var. — P. narcea Dahl. var.
Cette piéride est répandue dans toute l’Europe, dans une partie de l’Asie et de l’Algérie ; on la trouve au Japon, en Chine, en Sibérie, en Russie, en Laponie, en Suède et en Norwége; elle est commune en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Grande-Bretagne, en France, en Balie, ainsi qu’en Batbarie et en Égypte.
On la rencontre généralement dans les champs, les prairies, les jardins, les clairières des forêts et même sur les montagnes élevées dans le voisinage des neiges perpétuelles. La chenille vit depuis le mois de juin jusqu’en septembre, sur les capucines (Tropœolum majus ), le réséda ( Réséda odorata ), la julienne ( Hesperis matronalis), le raifort ( Raplianus sativus), ainsi que sur différentes espèces de choux, tels que le Brassica oleracea et B. napus. Pendant certaines années, ces chenilles sont tellement abondantes qu’elles causent beaucoup de tort aux plantes énumérées ci-dessus. Les femelles attachent leurs oeufs au revers des feuilles; les petites chenilles en sortent une huitaine de jours après, et se tiennent alors de préférence sur les pédoncules et les tiges, ce qui les rend souvent peu visibles; elles ne quittent ordinairement point la plante que lorsqu’elles en ont mangé, pour ainsi dire, toutes les feuilles. Ces chenilles croissent rapidement et acquièrent au bout d’une quinzaine de jours leur grandeur; elles ont alors le corps velouté et recouvert de poils très-fins. Se transformant ensuite en chrysalide, le papillon parfait s’en échappe dix à quinze jours après; les individus tardifs n’en sortent que l’année suivante. Pendant les beaux jours d’été, on trouve jusqu’à vingt à trente de ces papillons sur le sable humide et sur les routes pour aspirer l’humidité du sol ; lorsqu’ils ont été troublés, ils reviennnent peu de temps après à leur place primitive, qu’ils quittent parfois pour se livrer à de nouveaux ébats ou pour aller butiner sur les plantes odoriférantes.
Piéride du c olz a,
sur le Colza.