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LEUCOPHASIE DE LA MOUTARDE

LEUCOPHASIA SINAPIS, steph.

THE WOOU WHITE. — 8E1VFFALTF.R.

Lin S.N. X,p. 468; F. S. p. 271. — Esp. Schm. I, pl. 3 f. 4, p. 59. — Hübn. Pap. pl. 82, f.410, 411 p. 64. — Ocbsenh. Schm. Eur. I, 2 p. 169. — Boisd. Ind. meth. p. 6, n° 33. - Steph.' Cat. of Frit. Lep. p.5.— Ann. de la Soc. ent. de belg. I, p.7, n° 9.-Spey. Geogr. verb. I, p. 276. — Staud. Cat. p. 4, n°54.

Papilio sinapis, L. — P. candida, Retz. — Lelcophasia loti, Rea. — Pontia sinapis, Treits.— var. : Leptosia latiiyri, Hb. — Ledcophasia diniensis, Dup. — Amurensis, Mén. —ab.: (fem.) Ervsimi, Boik.

Cette espece vit aussi bien dans les plaines que dans les régions montagneuses, et habite presque toute l’Europe jusque près de la zone Arctique. On la rencontre en Scandinavie, en Livonie, en Russie, en Allemagne, en Belgique, en Grande Bretagne, en France, en Italie, en Dalmatie et en Espagne ; il paraît quelle n’existe pas en Hollande, mais elle n’est pas rare sur les monts Altaï et dans la Sibérie occidentale et méridionale. La var. Diniensis est propre à l’Europe méridionale et à l’Asie occidentale, mais on la rencontre parfois aussi dans la province de Namur ; la var. Amurensis se trouve en Daourie et dans les provinces de l’Amour.

La chenille vit en juin et en septembre sur le lotier {Lotus corniculatus ), la gesse des prés (Lathyrus pratetisis) et le trèfle ( Trifolium pratense) ; il semblerait que cette chenille dût vivre sur la moutarde d’après le nom que Linné à donné à son papillon, mais elle n’a jamais été trouvée sur cette plante ni sur aucune autre Crucifère.

Le papillon vole en mai et au commencement de juin, et paraît une seconde fois à la fin de juillet jusqu’en août. Il est assez commun chez nous, sur les coteaux boisés et dans les prés humides de la forêt de Soignes, mais il est très-rare dans la Hesbaye. L’aberration Erysimi est peu constante.

Coliade solitaire

sur l'airelle des fanges .

COLIADE SOLITAIRE.

COLIAS PALAENO, BOISJ).

SCUnEFELfiELBEIl FALTEIt

Lin. F. S. p. 272. - Hubn. Pap. pi. 86, f. 434-35, p. 67. - Esp. Schm. I, pl. 42, f. 1, 2, p. 367. — Ochsenh. Schm. Eur. I, 2, p. 184. — Boisd. Ind. p. 7, n° 44. — Spey. Geogr. ver. I, p. 266. — Ann. de la Soc. ent. belge (compte-rend.), xiv, p. xii. — Staud. Cat. p. 5, n° 38.

PAPILIO PALAENO, L. — P. EUROPOME, Esp. — P. PHILOMENE, Hb. — Var : LAPPONXCA, Stgr. = Werdandi, H. S. — Europome, Ochs. — Ab. : Werdandi (fem.) H. S. = Palaeno (fem. ab.) H. S. = Philomene, Dup.

Ce papillon habite l’Islande (Lacordaire), la Laponie, la Scandinavie, la Russie, l'Allemagne et la chaîne des Alpes. Il se trouve également au Groenland (Scoresby), au Labrador ? et dans les provinces de l’Amour ? (Staudinger), en Sibérie (Eversmann), ainsi que dans l’Inde sur les monts Nilgherris (Delessert). Plusieurs exemplaires de cette espèce ont été pris en Belgique, à la Maison Hestreux (Hertogenwald), par M. Maassen d’Elberfeld. Ce savant lépidoptérologiste a bien voulu donner trois de ces exemplaires pour la collection de notre Société entomologique.

La chenille, qui nous est inconnue ('), vit en mai sur l’airelle des langes (Vaccinium uliginosum). L’insecte parfait vole en juillet et août.

(i) Nous sommes obligés de figurer quelques espèces sans leurs chenilles : celles-ci étant peu ou point connues. Nous donnerons cependant à la fin de l’ouvrage, sur une planche supplémentaire, toutes celles que nous pourrons nous procurer, et qui n’auront pas été représentées auprès de l’insecte parfait.

Coliade soufre

sur la Coronille bigarrée.

COLIADE SOUFRE.

COLIAS HYALE, stem.

THE PALE CLOUDED YELLOVV. KOUXVVICKEM ALTEK.

Lin. S. N X, p. 469.— Hubn. Pap. pl. 87, p. 438. — Ochsenh., Schm. Eur. I, 2, p. 181. — Boisd., Ind. meth., p. 7, n" 47. — Selys, Enum. p. 30. — Ann. de la Soc. ent. deBelg. I, p. 8, n° 11. — Spey.GEOGR. yerb. I, p. 265. — Staud. Cat. p. 5. n° 64.

Papilio hyale, Lin. — P. Palæno, Esp. — ab. : heliceides, Selys. — Sareptensis, Staud.

Ce joli papillon habite la majeure partie de l’ancien monde : on le trouve dans presque toute l’Europe,sauf dans l’extrême nord, ainsi que sur les monts Altaï, en Sibérie, en Transcaucasie, en Asie mineure (Lederer),sur l’Himalaya (v.Hügel), en Chine où il paraît être commun, au Japon (Musée de Leyde), au Népaul, en Algérie et dans les autres pays du nord de l’Afrique (Boisduval), en Egypte et en Nubie (Rüppell); suivant Cramer, on le rencontrerait même à la Jamaïque et au Cap de Bonne-Espérance. En Belgique il est commun dans les champs de Luzernes et dans les prairies sèches.

La chenille, qui est difficile à découvrir à raison de sa couleur verte, vit solitairement sur la coronille bigarrée (Coronilla variegata) et sur différentes légumineuses du genre Vicia ; elle paraît en juin et en septembre. Les papillons de la première génération volent en juillet et août, ceux de la seconde, en mai de l’année suivante.

Coliade souci

sur la Luzerne.

COLIADE SOUCI.

COLIAS EDUSA, boisd.

TUE CEOEDEU YELLOW. — «EKMKLEEF.ILYEB.

Hübn., Pap., pl. 85, f. 429-31. — Esp. Schm., I, pl. 4, f. 3. — Ochsenh. Schm Eur., I, 2. p. 173.

— Boisil. Ind., p. 7, h 0 38. — Boisd. et Rainb. Coll. icon. des chem .{Pap.), pl. 3, f. 5, 6.—Ann.

DE LA Soc. ENT. BELGE, I, p. 7, 11° 10. — Spey. GeOGR. VERB., 1, p. 268.

Papilio edusa, Fab. — P. croceus. Four. - P. hyale, Don. — P. electra, Lew. — Var. .

P. HELICE, Hb. — P. EDUSA-ALBA, Ha\V. — COLIAS CHRYSOTHEME, Step. — C. MYRMIDONE, West.

Cette espèce est répandue dans presque toute l’Europe, dans l’Est de l’Asie (Asie mineure, Népaul, Himalaya), en Afrique (îles Canaries, Algérie, Égypte, Nubie, Abyssinie) et dans l’Amérique du Nord entre le 49 me et le 41 me degré de latitude. En Europe, on ne rencontre guère ce papillon dans les pays plus septentrionaux que la Courlande, mais il est plus ou moins commun, suivant les années, dans toutes les contrées du centre et du midi de notre continent, ainsi qu’en Angleterre. 11 est assez abondant dans les dunes belges. La var. Helice (1), qui est commune dans certaines parties de la France et de l’Allemagne, a également été observée plusieurs fois en Belgique.

La chenille vit en août et septembre, parfois même déjà en juin, sur la luzerne, les trèfles et le cytise (Cylisus laburnum). Pour se métamorphoser, elle tapisse de soie une tige ou le dessous d’une feuille, et après s’être attachée par la partie anale et par un lien transversal, elle se change en chrysalide. L’insecte parfait éclot au bout d’une quinzaine de jours ou au printemps, suivant que la métamorphose a eu lieu en été ou en automne.

(I) Il est à remarquer que l’espèce d’albinisme qui caractérise cette variété ne se rencontre que chez la femelle.

Gonoptéryx du nerprun, sur la Bourdaine.

GENRE GONOPTERYX. — GONOPTERYX, Leach.

GONOPTERYX DU NERPRUN.

GONOPTERYX RHAMNI, step.

BatiJisTosE. — Kni':rz»OBt!« fab.tek.

Ochsenli., t. I, 2, p. 186. - Esp., t. I, pl. IV. — Spey., Geogr. Verb., t. I, p. 264.

— Boisd., p. 6, n° 35. — Papilio rhamni, Lin. — P. canicularis, Retz.

Ce papillon est répandu dans presque toute l’Europe, dans une grande partie de l’Asie, dans le nord de l’Afrique, ainsi qu’en Californie; il est généralement commun dans la plupart des contrées de notre continent» Il se tient dans les plaines aussi bien que dans les hautes régions montagneuses.

On trouve la chenille durant tout l’été, mais principalement depuis le mois de mai jusqu’en juillet, sur le nerprun purgatif (Rhamnus caiharticus ), la bourdaine (R. frangula), quelquefois aussi sur les chênes (Qwercus pedunculata et sessiliflora ). Lorsque cette chenille est parvenue à la fin de sa croissance, elle choisit un lieu convenable où elle s’attache par la partie anale, et s’entoure le corps d’un fil dont les deux extrémités sont fixées à la branche sur laquelle elle se trouve. La chenille est transformée au bout d’une couple de jours en une belle chrysalide verte qui jaunit quelque temps avant l’éclosion. Quinze jours après la chrysalidation, le papillon se débarrasse de son enveloppe pour aller voltiger dans les chemins découverts des forêts, dans les clairières, ainsi que dans les prairies et les jardins. La femelle dépose alors ses œufs, qui sont d’une couleur jaune, sur les plantes nourricières.

Thècle du bouleau

sur le B on Le au.

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