‹ Les lépidoptères de la BelgiqueChapitre 51 sur 63 · SPHINX HE L’EUPHORBE · texte numérisé non relu

SPHINX HE L’EUPHORBE

SPHINX EUPHORBÏÆ, linnë.

8POTTED ELEPHANT HAWK-MOTII. — W OI.FSJIILCH-SCH W'AKiHEIl.

Ochsenh., t. II, p. 223. — Esper, t. II, pi. XI. — Speyer, Geogr. Verb., t. I, p. 318. — Boisd., p. 47, n° 382. — Deilephila euphorbiæ, Cuv.

Ce beau sphinx habite le nord de l’Afrique, la Sibérie, la Russie, la Grande-Bretagne, l’Allemagne, la Hollande, la Belgique, la France et l’Italie.

On le rencontre généralement dans les localités où se trouvent des euphorbes ; il est même commun dans certaines localités où croît l’euphorbe de Gérard (Euphorbia Gerardiana ). En Belgique il est rare, et ne se voit guère que dans la province de Namur, où l’on trouve la chenille de cette espèce, depuis le mois de juillet jusqu’en octobre, sur l’euphorbe cyprès (Eupliorbia cyparissias), l’euphorbe ésule ( E. esula), l’euphorbe péplus ( E . peplus) qui croît dans les jardins à l’état sauvage, parmi les mauvaises herbes.

Dans son premier âge, la chenille est jaune avec des ombres plus foncées. A l’époque de la chrysalidation, elle s’enterre pour opérer sa métamorphose, ou bien encore elle se place entre des feuilles mortes, dans un léger tissu ; il arrive souvent alors que le papillon sort de la chrysalide au bout de quatre semaines, mais on ne le voit généralement apparaître qu’au mois de mai ou de juin de l’année suivante et quelquefois même au bout de la deuxième année.

Ce papillon fait le plus ordinairement ses évolutions aériennes au crépuscule, et c’est aussi alors que la femelle dépose ses œufs sur les plantes nourricières ; ceux-ci éclosent au bout d’une quinzaine de jours.

Sphinx Iivoiirnien,

sur le Gailet jéame.

SPHINX LIVOURNIEN.

SPHINX LIVORNICA, esp.

Fit A F E AS T RO H SC H W A R .11 ER.

Fab., E. S., III, 1. p. 369. — Hübn., Sphing.. pl. 12, f. 65 et pl. 23, f. 112, p. 96. - Fuessl, Arch. heft 6, pl. 33. — Esp., Schm. II, pl.8, f. 4, p. 87 et 196, pl. 46, cont. 21, f. 3-7, p. 41. — Borkh., Eur. Schm. II, p. 83 et 141. — Ocbsenh., Schm. Eur. II, p. 214. —Boisd.,ÎLamb., Icon. chen.,p1. 11, f. 2. — Ann. de la soc. ent. belge, I, p. 39.— Kocb, Geogr. verb., p. 77.—Spey., Geogr. verb. I, p. 320. —Staud., Cat. Lep., p. 37,n«471.

Sphinx lineata, Fab., — S. Koechlini, Fuessl. — Deilephila lineata, Steph. — D. liyornxca, Staud.

Ce beau sphingide habite les côtes de la mer Caspienne, la Circassie, l’Asie mineure, la Turquie, l’Autriche, l’Italie, l’Espagne, le Portugal, la Grande-Bretagne, la France, la Suisse, l’Allemagne méridionale, les îles Canaries, et probablement toute l’Afrique, car on l’observe aussi bien en Algérie qu’au Cap de Bonne-Espérance. En Belgique, il n’est réellement pas indigène, mais il a été pris plusieurs fois dans notre pays, particulièrement dans les environs de Bruxelles et de Huy.

La chenille vit en juin et juillet sur les gaillets (Galium mollugo et verunî) et sur la vigne. Les métamorphoses ont lieu entre des feuilles, mais sur le sol, parfois simplement sous une légère couche de terre.

L’insecte parfait vole en septembre ou en mai de l’année suivante.

A toois, adnat. del

Sphinx des vignobles,

sur la Vigne.

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