ZYGÈNE DE LA FILIPENDULE
ZYGÆNA FILIPENDULE, fabr.
glXSFOTTI» BIB.VET. — lSiveiiiiin-zvgaive.
Oclisenli., t. II, p. 54. — Esper, t. Il, pl. XVI. — Boisd.. p. 52, n» 420. — SrniNx FiuPENDULA, Linné. — Sp. ratisbonica, Fuess. — Anthrocera FiLiPENnur.Æ, Step. - A. HippocREPiDïs, Step. var. — Zvgæna chrvsanthemi, Esper. var.— Z. mannii, Dabi. - Z. OïTiSi, Hiib. var.
On rencontre ce gentil petit papillon dans presque toute l’Europe, dans une grande partie de la Sibérie et aux lies Canaries ; mais principalement en Turquie, en Russie, en Suède, en Norwége, en Allemagne, en Hollande, en Belgique, en Grande-Brelagne, en France et en Italie.
L œuf de ce zygène est d’un jaune clair; la chenille en sort au bout de huit à dix jours ; aussitôt quelle est parvenue à la moitié de son développement, elle passe l’hiver en léthargie. On la retrouve en mai et en juin dans toute sa croissance sur la brize intermédiaire ( liriza media), le liondent d automne ( Leontodon aiUumnulis ), le lotier corniculé {Lotus corniculafus), la véronique officinale ( Veronica oflieinalis), le pissenlit officinal ( Taraxacum officinale ), Fépervièrepiloselle ( Hiera cium pilosella), l’épervière oreillette [H. auricula), le plantain lancéolé [IHanlago lanceolala ) et sur les trèfles ( Trifolium ). Cette chenille a une très-petite tête et se tient dans une attitude contractée. Elle se construit contre le chaume des graminées ou la tige d’autres plantes, un cocon d un beau jaune soufre, ayant une consistance parcheminée, et dans lequel se trouve la chrysalide. Le papillon quitte celle-ci au bout de trois semaines. On le voit alors se livrer à ses joyeux ébats dans les prés, les clairières des forêts et dans d’autres lieux émaillés de fleurs dont il absorbe les sucs, surtout des filipendules et des trèfles. On le rencontre en général depuis les plaines jusqu’au haut des montagnes presque aux dernières limites de toute végétation.
Zvgène de l'Hippocrépide, 2.var.
sur le Lotier.
ZYGÈNE DE L’HIPPOCRÊPIDË.
ZYGÆNA HIPPOGREPIDIS, ochsenh.
nCPE18EX§CHWÏllMi:B.
Hübn., Sphing., pl. S, f. 32, et pi. 17, f. 83. - Fuessl., Magaz., , pl. i, f. 2, p. 139. - E>p„ Schm., II, pl. 35, Cont.X, f. 1, p. 224.—Ochsenh., Schm. Eur., II, p. 63.— Irey., Neue Beltr., 1, pl. 86; f .2,5, p. 157. - Boisd. Ind., p. 52, b» 423. - Ann. de la Soc. ent. belge, 1. p. 44. — Spey., Geogr. verb,, 1, p. 349.
Sphinx hippocrepidis et S. loti, Hb. — S. astragali, Borkh. — S. filipendulae, Ifuessl. — Var. : hopfferi, Ld. (1).
Cette espèce habite la partie occidentale de l’Allemagne, où elle est même commune en Thuringe, dans les provinces Rhénanes et en Suisse; on la trouve également en France et en Italie. M. de Selys-Longchamps a le premier constaté son existence en Belgique, par l’examen d’exemplaires pris à Neufchâteau (Luxembourg) par M. Warlomont. M. Dutreux dit que ce Zygène est commun dans le grand-duché de Luxembourg, pendant toute la belle saison, dans les prés et les clairières bien exposés au soleil. Plusieurs exemplaires ont également été pris dans les environs de Dinant.
On trouve la chenille en mai; elle vit principalement sur l’hippocrépide (Hippocrepis comosa ), le lotier (Lotus corniculatus) et le fauxréglisse (Astragalus glycyphyllos). Pour se chrysalider, elle file le long des tiges une coque jaune, un peu plissée, plus courte que celle du Z. filipendulœ. L’insecte parfait éclot au bout de quinze à vingt jours.
(1) Suivant MM. Speyer, les Z. mcdicaginis et angelicae ne seraient que des variétés de Yhippocrepidis. (Vuy. Spey,, Geogr. verb , I, p. 463 )
Syntomis du pissenlit sur le pissenlit.
SYNTOMIS DU PISSENLIT.
SYNTOMIS PHEGEA, illig.