‹ Les lésions de la zone rolandiqueChapitre 13 sur 38 · ET RS · texte numérisé non relu

ET RS

are à

SR ments de supination et de pronation se font avec lenteur et maladresse.

Les réflexes tendineux sont égaux à ceux du côté sain, le réflexe plantaire gauche est absent, les autres réflexes cutanés sont normaux.

Il n’y a aucune syncinésie.

L’exploration de la sensibilité générale du corps ne montre pas de déficit sensitif, sauf au niveau du bord externe du pied gauche où il existe une légère hypoesthésie (Fig. 7).

La perte de substance correspond à l'insertion postérieure de la deuxième circonvolution frontale et empiète légèrement en arrière sur la Fa, en haut sur la partie moyenne de la F1 (Fig. 8).

Observation III

Monopléqie brachiale droite à troubles sensilivo-moteurs prédominant au niveau des premier, deuxième et cin-

quième doigts.

B1... Lucien, âgé de 21 ans, a été blessé le 23 septembre 1915 par balle à deux endroits de la région pariétale gauche, Il a été trépané le 30 septembre. Il est resté dix jours sans connaissance. À son réveil il constata la paralysie du bras droit et l'impossibilité de parler. Examiné le 13 mars 1916, voici très sommairement ce que l’on constate.

Motilité. — Les doigts les plus faibles sont le pouce, l’indeæ, le pelit doigt. Il serre la main avec les troisième et quatrième doigts. La flexion des dernières phalanges du pouce et de l'index est très défectueuse.

La flexion des autres phalanges est possible. L'extension

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des doigts est incomplète, principalement pour l’auriculaire qui reste toujours légèrement fléchi. L'adduction de ce doigt est impossible pendant l'extension, d’ailleurs le rapprochement de tous les doigts n’est possible que pendant leur flexion,

L'abduction du pouce est imparfaite, son adduction est tout à fait défectueuse, son opposition avec les deux derniers doigts est impossible,

Flexion du poignet bonne, extension du poignet assez bonne. Les autres mouvements du membre supérieur droit sont conservés. Pendant qu'il essaie d'exécuter les mouvements commandés, d’autres mouvements se surajoutent qui empêchent la production utile et précise de ceux qu'il veut faire.

Il se manifeste comme une sorte d’ataxie des doigts voisins; pendant qu'il tend à mettre l’un d'eux isolément en extension ou en flexion, les autres s'étendent, se fléchissent, s’écartent d’une manière désordonnée.

Dans les mouvements de coordination tels que mettre le doigt sur le nez, il apparaît de l’hésitation et un peu de dysmélrie, notamment lorsqu'il veut mettre le bout du cinquième doigt sur la pointe du nez; il n'arrive MR | pas à isoler ce doigt de ses voisins.

Il existe des troubles de la diadococynésie.

Les réflexes tendineux et osso-périostés du membre supérieur sont très vifs.

La percussion de la styloïde radiale amène en plus de la flexion de l’avant-bras une contraction des palmaires et des fléchisseurs des doigts.

Le déficit de la sensibilité objective atteint tous les doigts, mais particulièrement le pouce, l'index et l’auriculaire (Fig. 9).

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