‹ Les lésions de la zone rolandiqueChapitre 15 sur 38 · DES T · texte numérisé non relu

DES T

L'hémi-hypoesthésie est légère.

La localisation des pertes de substance cranienne sur le schéma radiographique moyen, démontre qu’une des cicatrices correspond à une partie des insertions postérieures des circonvolutions F1 et F2; alors que la deuxième occupe une grande partie de la pariétale ascendante, la partie antérieure du gyrus supramarginalis et une petite partie de la frontale ascendante. La première cicatrice correspond au centre radial de la main, la deuxième au centre cubital de

la main et empiète sur la zone de sensibilité générale.

Observation IV

Monoplégqie brachiale sensitive avec troubles de la

coordination des mouvements et sens des attitudes peu touché.

Le médecin-major L... a été blessé en mars 1915 par un éclat d’obus à la région pariétale droite. [ln’a pas perdu connaissance, mais a eu la sensation d’un grand coup qui lui coupait circulairement le bras gauche, immédiatement audessous de l'épaule. Il a aussitôt saisi son bras de la main droite croyant à une fracture de l'humérus, et fut tout surpris de constater que son bras était intact mais insensible et qu'il saignait abondamment de la tête.

Dans les premiers temps il avait de la difficulté à remuer les doigts, à exécuter certains mouvements mais c’est surtout le manque de sensibilité dans la paume de la main et au niveau des doigts qui le gênaient énormément.

Peu à peu la motilité s’améliora et les troubles de la sensibilité se cantonnèrent principalement dans les derniers

doigts, auriculaire, annulaire el moilié interne du médius.

Art.

Il n’a jamais constaté de troubles moteurs d'ordre paralytique dans sa jambe gauche, ni à la face. I1 fut trépané le lendemain de la blessure. Trois mois après il retourna au front où il resta pendant deux ans comme médecin d’un régiment. Durant cette longue campagne il eut le temps de constater que l'amélioration des premiers jours s'était arrêtée ; la sensibilité de la main ne faisait plus de progrès, et ce segment du membre restait toujours maladroit. La maladresse augmentait dans l'obscurité.

Il constata en outre des troubles de la marche, Pendant la nuit lorsqu'il circulait dans les boyaux il n'était pas maître de sa jambe gauche qu'il lançait comme un tabétique. Il était obligé de se servir d’une canne et la marche le fatiguait beaucoup.

En outre, assez souvent il avait des crises de démangeaisons qui occupaient son bras gauche et la moitié gauche de son thorax. Chaque fois il croyait avoir des bêtes qui marchaient sur la peau, il se déshabillait mais ne trouvait rien et finit par se rendre compte que l'existence de ces sensations limitées exclusivement au bras et au flanc gauche devaient être en relation avec sa blessure cranienne.

IT avait un peu detroubles subjectifs au début, mais avec le temps la céphalée très modérée lors des premiers temps de la blessure augmenta et il éprouvait assez souvent des éblouissements,

Il n’a jamais eu de crises d'ordre nettement comitial,

Tous ces troubles réunis le décidèrent à venir consulter dans un service de neurologie,

Examiné près de trois ans après la blessure, on constate une perte de substance de l'étendue d’une pièce de 1 franc,

impulsive à la toux occupant la région pariétale droite, à

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