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Le traitement médical convient au trachome d’emblée chronique, non exubérant. Il sert aussi de complément indispensable au traitement chirurgical. C’est un traitement excellent dont l'efficacité dépend surtout de l’assiduité de l’application. Le sulfate de cuivre est le médicament de choix. Une bonne thérapeutique consiste en attouchements avec un crayon de sulfate de cuivre, ou mieux en frictions assez vives. avec un glycéroïié de cuivre au sublimé, très employé à la Clinique de Lyon, et dont la formule est la sui-
vante SUDIINÉ EEE TR de 002 Sultate. de cuivre #40 PSSE.
Fu CS HRERRRRRE 10 gr.
Giycérinme héntres UE
Il sera également employé en collyre, en alternant avec un collyre au bleu de méthylène à 1 pour 1000.
L'huile de C?«ulmoogra est entrée aujourd’hui dans larsenaï de thérapeutique oculaire : ses essais. dans le trachome ont pu donner des résultats bons, mais incertains ainsi qu’on a pu le constater à la Clinique de Lyon (La Bella).
IL — TRAITEMENT RHINOLOGIQUE
Traitement médical
F consiste, si le nez est très infecté, en inhalations (teintures de benjoin et d’eucalyptus, avec ou sans
menthol), en pommades à l’éphédrine à 1 ou 2 % ainsi ;
HER T TEE
Sol. d’adrénaline au 1/1006', de XV à XL gouttes. Vaseline : 15 gr.
Lanoline : 5 gr.
Ces doses d’éphédrine ou d’adrénaline sont pour adultes. Chez l'enfant, on peut utiliser des pommades moins actives, notamment de camphre.
On peut aussi joindre des instillations de léniforme, ou d’une huile balsamique quelconque ; Gu bien encore des pulvérisations nasales huileuses, par exerple :
Sol. d’adrénaline au 1/1000", de XV à XX gouttes. Huile de vaseline : 20 gr.
ou des préparations comme l’adrénoléine.
Chez l'enfant, les solutions de sels d'argent, pro- {argol, argvrol, électrargol, sont utiles.
Les inhalations ne sont pas nécessaires dans les lésions nasales discrètes, mais sont indispensables dans les sinusites aigües ou subaigües ; on joint toujours dans ces cas, chez l'adulte, des pommades ou des pulvérisations à base d’adrénaline.
Traitement chirurgical :
L'ornets et Méats, — Les hypertrophies simples des cornets inférieurs sont justiciables de la cautérisation, “prés désinfection. On ne fera jamais de cautérisations profondes au galvanocautère sur les cornets moyens à cause des communications veineuses avec lencéphale,
Si les cornets sont très gros, osseux où ampullaires, on pratiquera leur ablation partielle ; les résections trop larges peuvent produire et entretenir des lésions
croûteuses, non fétides d'ailleurs.
RS
Il faut pratiquer l’ablation des hypertrophies Bebe poidales et papillomateuses toujours à froid et apres désinfection : il en est de même pour les polypes.
Cloison. —— C'est l'ablation des crêtes antérieures ci postérieures ; dans certains cas de déviations très accentuées de la cloison, on peut autoriser à faire une résection sous-muqueuse.
Sinusiles. — Si elles sont rebelles au traitement médical, il faut les opérer ; pour le sinus maxillaire, c'est la voie endo-nasale (ponction, méthode endonasale de Claoué) ou la voie externe (la cure radicale rar la méthode de Luc). Pour le sinus frontal et l’ethmoide antérieur on peut pratiquer l'ablation de la tête du cornet moyen, seule ou suivie de l’élargissement du canal naso-frontal avec les râpes de Vacher.
L'opération externe est réservée aux cas sérieux.
Pour lethmoïde postérieur et le sinus sphénoïdal, on utilise la voie endo-nasale, avec résection du cornet moyen. L'opération externe par voie orbitaire est exceptionnellement utilisée.
Les végétations seront enlevées totalement ; l'hypertrophie des amygdales est justiciable d’une ablaton subtotale.
Nous ne pouvons pas actuellement donner des ré- Sultats précis sur la coordination des traitements ophtalmologique et rhinologique : car ces études thérapeutiques sont à leur début.