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à. F trouverons.
l62 LES LETTRES DE BLAISE PASCAL
elle est horrible, elle est détestable, et l'horreur de la nature. En Jésus-Christ elle est tout autre : elle est1 aimable, sainte, et la joie du fidèle. Tout est doux en Jésus-Christ, jusqu'à la mort ; et c'est pourquoi il a souffert et est mort pour sanctifier la mort et les souffrances ; et que, comme Dieu et comme homme, H a 2 été tout ce qu'il y a de grand et tout ce qu'il y a d'abject, afin de sanctifier 3 en soi toutes choses 4, ôté le péché, et pour être 5 le modèle de toutes les conditions.
Pour considérer ce que c'est que la mort 6, et la mort en Jésus-Christ, il faut voir quel rang elle tient dans son sacrifice continuel et sans interruption ; et pour cela remarquer que dans les sacrifices la principale partie est la mort de l'hostie. L'oblation et la sanctification qui précèdent sont des dispositions ; mais l'accomplissement est la mort, dans laquelle, par l'anéantissement de la vie, la créature rend à Dieu tout l'hommage dont elle est capable, en s'anéantis-
i. G agréable, sainte, la joie du fidèle.